Que tenga Fin de Absalon el enojo
Dos años ha...
frère, AJjsalon, dit le texte sacré, se retira à Gessur où il demeura trois ans. Tellement que David, « s'étant consolé de la perte d'Amon, renonça à le poursuivre. » Lorsque, cédant enfin aux prières de Joab, il rappela le coupable à Jérusalem, ce fut pour le tenir deux années encore éloigné de sa vue. Quarante années passèrent ensuite, qu'Absalon employa à préparer sa révolte et à se concilier des partisans. Tout cela, y compris les batailles, la prise de Jérusalem, la fuite de David et la mort d'Absalon, a dù^ sur la scène, être résumé en un seul acte. lien résulte forcément certaine confusion.
Tousses personnage-^ du drame, à l'exception de Teuca, figurent dans la Bible. On lit pourtant dans le Livre II des Rois, ch. xiv, qu'une femme de Thecua vint, à l'instigation de Joab, implorer en faveur d'Absalou la clémence de David. Dans ce passage, qui est devenu sous sa plume une scène des plus émouvantes, le poète a trouvé le nom de son Ethiopienne. Il n'a eu, comme il en fait la remarque, qu'à changer en nom de personne un nom de village (1). La race ni la nationalité de la pythonisse n'ont rien qui puisse nous surprendre. Les nègres, Maures, etc., parurent sur la scène espagnole dès l'origine du théâtre (2). Calderón se plaisait à les introduire dans ses pièces; généralement, il est vrai, à titre de boulions. Dans La Venganza de Tamar, la paysanne Laureta prophétise l'avenir. De ce rôle assez effacé Cal deron a fait unde sesprincipauxpersonnages,celui de la sibylle. On sait l'inlluence que les prédictions de ces femmes mystérieuses exercèrent pendant des siècles sur les esprits les plus cultivés, sur les consciences les plus orthodoxes. « Les sibylles, dit M. Jubinal (3), étaient autrefois chantées à Noël dans les églises, et le concile de Narbonne (4) fut obligé de les proscrire par un