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autour de l'emplacement réservé au palais; mais, dès l'année suivante, les dimensions en furent agrandies au moyen d'expropriations. Jeanges 111. Jean Georges IV donl le règne |dura trois ans seulement 1691-169-1 et son frère et successeur Frédéric-Auguste 1". poursui virent la transformation du jardin.
Parmi les sculpteurs italiens qui, a la fin du XVII' siècle, furent appelés à concourir à son embellissement, le plus habile était Corradini < >n lui doit les deux groupes placés a l'entrée du parterre de l'allée centrale : Y Enlèvement ci Hippodamie par Eurytus et V Enlèvement de Déjanire par le Centaun Nessus; les deux vases de marbre qui représentent les Quatre Eh ments et les Quatre Parties du, monde, à l'entrée du jardin, du côté de la ville; un autre vase plus grand acheté en 1722 .
unie d'une figure de Psyché, formant l'anse, avec des reliefs sur la ceinture relatifs à des épisodes de la vie de Coriolan suivant (Turlitt, d'Alexandre le Grand, d'après Schùmann ; enfin le groupe : Le Temps dévoile la Vèrûè, placé devant la tde ouest du palais.
Comme pendant, Paul Balestra:
élève du Bernin, mais très inférieur à se m maître, devait sculpter un groupe analogue sur ce thème :
Le temps enlève la Vérité; mais, ne se sentant pas de force à traiter1 le sujet. U v,- 1,1, ma à copier le groupe du Palais Farnèse à Rome : L'Agi enlève la Beauté. < )n attribue à un autre élève du Bernin, Francesco Baratta, >\eux autres groupes qui sont des imitations de l'antique
Plus tard. Auguste le fort imagina de transformer le Grand Jardin' en une sorte de parc de Versailles. En 1715 il lit creuser la pièce d'eau, au delà de laquelle s'éleva un « Temple de Vénus »; en 1720, dessiner les
Le Temps dévoile la Vérité ». groupe en marbre, par Ant.C0rraJ1ni.au Grand Jardin.
parterres « en broderie ». Devant le palais, un emplacement était réservé aux carrousels ; des deux côtés, il y avait des terrasses avec orangeries. Plus loin se trouvaient un labyrinthe, des jeux d'eau, un jardin d'agrément. Au sud, sous de grands ormes, on avait disposé un Théâtre delà Nature, aux coulisses formées d'arbustes en espaliers, à la scène marquée par des statues, aux gradins taillés dans le gazon, qui fut inauguré. en 171g par une « Fête de Vénus », lors du mariage du prince héritier.
On en discerne encore l'emplacement et la forme. 1500 objets d'art furent créés, assure-t-on, pour l'ornementation des allées et des pelouses. Bien qu'un certain nombre ait été détruit par les Prussiens pendant la guerre de Sept ans ou emporté comme butin de guerre pour embellir le parc de Potsdam.
la quantité ne remplaçait pas la qualité.
Il est facile d'édicter sur le papier un parc de Versailles; il l'est moins d'avoir à sa disposition les artistes qu'employait Louis XIV. A défaut de statuaires tels que Coustou, Girardon ou Coyse- Vox, le roi' dut se contenter de sculpteurs français inférieurs' comme François Coudray et Jean-Joseph Vinache. Les sculpteurs allemands : Paul Hérrmann, Permoser, notamment avec une réplique de son monument au prince Eugène de Savoie, et son élève Kirchner pour les statues décorant le Théâtre de la Nature, eurent leur part des commandes officielles.
L'embellissement du Grand Jardin se poursuivit d'ailleurs au cours du XVIII' et du XIX" siècles ; mais si ses arbres de haute futaie et ses eaux
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L'Age enlève la Beauté 0, groupe en marbre, par Paul Balestra,au Grand Jardin.
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en font toujours La plus belle parure de Dresde, il a perdu peu à peu son ■ primitif de parc à la Lenôtre.
I au palais, il a subsisté sans grandes modifications Inhabité, é .m Musée des Antiquités de La Saxe, après avoir servi à des expi isi tions. à des concerts d'oratorios, passablement délabré, il a conserve son aspect primitif
I tessiné en tonne d 1 1 . ce palais n'a qu'un étage sur rez-de-chaussée et un attique plus bas. Aux deux façades, un escalier à double rampe
Palais du Grand Jardin i [680 , façade de l'est, devant ia pièce d'eau.
conduit au perron qui donne accès au premier étage. Encadré de colonnes doubles, lavant-corps central est couronné d'un fronton arrondi. armorié : du côté ouest, celui de la ville, se voit une « Saxonia » à laquelle des femmes et des enfants font hommage de fleurs et tle fruits. La façade du rez de chaussée dont les pierres sont taillées en bossages rustiques, n'a d'autre ornement que des grilles aux fenêtres dans le style de la Renaissance allemande et des statues représentant des divinités mythologiques : Minerve, Junon, Cérès, Mercure, Vénus, Diane et Apollon, d'une sculpture naïve ci gauche La surcharge d'attributs aux tympans, la grosseur excessive des coquilles, au cintre des fenêtres du rez-de chaussée, des mascarons grimaçant au-dessus des portes d'entrée,
la lourdeur de la décoration sculpturale du premier étage et de l'attique, révèlent une main-d'œuvre grossière et dénuée de grâce.
A. l'intérieur, au rez-de-chaussée et au premier étage que relient de petits escaliers tournants, le plan est identique et des plus simple : une grande galerie et dans les ailes, trois pièces plus petites communiquant entre elles et avec la galerie, par trois arcades. Au rez-de-chaussée, dans la voûte surbaissée, supportée par quatre piliers indépendants et quatorze
Palais du Grand Jardin. — Galerie du premier étage. Au tond, le gigantesque Calvaire du Don: de FreiDerg.
pilastres aux murs, se creusent des plafonds circulaires dont les peintures, très endommagées par l'humidité, représentent les signes du Zodiaque La décoration de ce rez-de-chaussée, assez peu éclairé et triste d'aspect, est assez sobre. Celle du premier étage est beaucoup plus riche ;elle l'est même avec un excès qui visait sans doute à rappeler les splendeurs de Versailles et de Marlv.
Vingt colonnes corinthiennes en stuc divisent les côtés en travées et portent les retombées des voussures. Celles-ci sont ornées de stucs, ainsi que la frise qui court au-dessus des chapitaux et les encadrements des peintures du plafond, ducs au peintre de la Cour Samuel Bottschild,
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qui, sur les parois de la galerie, a traité ('■gaiement des sujets mytholois. Le plafond du milieu montre Jean-Georges 111. l'épée dans la main droite, trouant sur 1rs nuages, au milieu de figures allégoriques. I (es statues de plâtre, plus grandes que nature, placées dans des niches V Automne et l'Été, sont traitées danv le sentiment des œuvres classiques. i »n les attribue à un si ulpteur hollandais nommé Diercs.
Dans les ailes, les plafonds mythologiques, de forme octogone, et les peintures, très enfumées et détériorées, paraissent d'une valeur inférieure. 1 les figures et des génies, des satyres, des cartouches en stuc contribuent à l'ornementation.
La cour du Zwinger au xviii0 siècle, d'après un tableau de Canaletto.