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H en sei I M 1 : la porcelaine de

achever le Palais Japonais Le fronton de la façade principale en précise la destination : dans un relief du tympan, des Chinois et des Saxons font hommage au roi des porcelaines de leur pays. Celui de la façade sur l'Elbe est simplement orné de l'effigie d'Auguste II, avec la couronne royale et des attributs guerriers. Pour la décoration intérieure, Auguste 1 1 1 se conforma aussi aux vœux de son père, qui étaient d'en faire en quelque sorte le Musée de la porcelaine, mais un musée où la porcelaine aurait formé pour ainsi dire le revêtement mural, la matière des meubles, jusqu'à celle d'un trône dans la grande galerie, et les tuyaux d'un orgue colossal, — serait entrée dans la construction même, sous forme d'hermes japonais soutenant les balcons de la cour intérieure, de bas-reliefs pour la décoration de la chapelle où la chaire et l'autel devaient aussi être en porcelaine. De même, dans le jardin élargi de deux cents pieds vers l'Elbe, les statues, les vases, les caisses de plantes.

Les plans d'aménagement du palais antérieurs à la mort d'Auguste II, paraissent être de Poppelmann ; ceux de 1735, de J. de Bodt ou de Longuelune. Le rez-de-chaussée était réservé aux porcelaines de la Chine et du Japon ; Meissen devait fournir la décoration du premier étage. La fabrique saxonne livra en effet, suivant les spécifications approuvées parle ministre, les plats, assiettes, services à thé, qui devaient former frise ou objets d'étagère, les oiseaux ou les animaux, en blanc ou en couleur, qui devaient trouver place sur les socles et les consoles, et jusqu'à un glockenspiel qui figure actuellement au Johanneum.

Peu à peu se refroidit l'enthousiasme qui avait inspiré cette coûteuse folie. Le projet ne reçut jamais son exécution intégrale et l'on en vint, dès 17=,=,, à enlever des galeries les pièces fragiles qui les ornaient, puis à les placer dans les sous-sols où l'humidité nuisit à leur conservation, tandis que les salles du palais étaient employées à d'autres usages. Rien ne subsiste aujourd'hui, dans ces salles, de la décoration en boiseries laquées, glaces, tentures de soie de couleur différente pour chaque pièce, blanche, jaune, ponceau, ordonnée par Auguste III. Vers 1780, le premier étage fut affecté à la Bibliothèque royale qui, un siècle plus tard, envahit le palais tout entier.

Statue équestre d'Auguste II. sur le marché de la Neustadt 1-5',

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