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Les de ■■.mes. parés, en grand costume de cour, rouge el or
rtraits en pied, peints en 1514, et qui proviennent de L'Hôtel de ville de I reiberg, sont des merve 'exécu-
tion L'autre, plus sobre et plus gris, est peut-être supérieur par la pensée; il exprime bien le caractère sérieux du margrave Henri dit le Pieux, Les préoccupations que devaient lui inspirer les luttes religieuses. ' l'est sous si ai règne, en 1 5 59, que la Réforme s'établit à Dresde
Parmi de nombreux tableaux provenant de l'atelier de Witte où le maître avait pour aides ses deux fils et de nombreux élèves. — le
La Vénus couchée, de (iiorgione.
Musée royal renferme un certain nombre d'œuvres de Lucas Cranach le Jeune, dont la plus saisissante est une ébauche sur carton du portrait du margrave Joachim 11 de Brandebourg, qui a été longtemps attribuée à Cranach le Vieux.
Lucas Cranach le Jeune est aussi l'auteur des portraits en pied de l'Électeur Auguste L' et de l'Électrice Anna, qui se trouvent au .Musée Historique. ( e prime ami des arts a été plusieurs fois représenté par d autres peintres attachés à sa cour : Hans Crell, de Leipsick en 1561] et Cyriaque Reader en 1586 De la même année est Le portrait en armure, dû à Zacharias Wehme. Quant à Henri Gœding, qui peignit la série des Tains de la Saxe, j'en ai parle a propos de la tuilerie des Armes a feu.
1 est, parait-il. à un autre peintre de la Cour. Samuel Bottschild,
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que l'on doit le transfert au Cabinet d'Art électoral, en 1687, d'un triptyque provenant de la chapelle du château de Wittemberg et dont l'attribution à Albert Durer n'est plus aujourd'hui contestée. Le maître nurembergeoisest d'ailleurs, à mon avis, infiniment mieux représenté au Musée, par le portrait du peintre Bernard vanOrley, face étonnée et naïve, et par le petit Crucifiement, acheté à Vienne en 1865.
Un certain nombre de tableaux allemands ou étrangers avait été dis-
Pholo Alii
Le Héros vertueux couronné par la Victoire, de P. P. Rubens.
traits au XVIIe siècle du Cabinet d'Art, pour être répartis dans les appartements du château ou pour décorer la salle des Géants. Ces derniers devinrent la proie du feu, lors du terrible incendie de 1701. A cette époque, la collection possédait déjà un chef-d'œuvre de Giorgione: la Venus couchée, dont le souple modelé se détache sur un fond de paysage vénitien bleuté si délicat, et plusieurs tableaux flamands ou hollandais parmi lesquels des Wouwerman.
Afin de réparer les pertes artistiques, Auguste II prescrivit en juillet 1722 un inventaire général des trésors d'art de la Saxe, contenus dans les églises, les chapelles, les châteaux. On trouva de la sorte
4.700 tableaux dont 3.110 de valeur, parmi lesqu 3 furent réservés
pour la Galerie. De plus, afin de loger cette quantité d'œuvres d'art, il fil
remanier par son architecte K Le Plat, le Bâtiment des Ecuries Aug-
; un second étage qui fi éà ] emploi de musée, ainsi
irridors du premier; ce palais ne reçut son aménagement défi-
Photo Tamme
Portrait en armure, par Hyacinthe RigauJ ,171 .| . du prince électoral Frédéric-Auguste II ^Auguste III).
nitif qu'en 1744. Le Plat dirigeait en outre les démarches des émissaires chargés d'acquérir à Anvers ou à Paris des tableaux de maîtres néerlandais OU français.
• 'est sous le règne d'Auguste 11 que les principales oeuvres de Rubens, Jordaëns, Van Dyck, Rembrandt, Gérard Dow, Mieris, D. Deniers, Wouwerman, si goûté dansée temps là et représenté à Dresde par des tableaux aussi nombreux que variés, entrèrent à la Galerie. A sa
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mort, en 1733. elle pouvait se glorifier de posséder les Noces de Samson de Rembrandt. Tel père, tel fils de Jordaëns, L'hirsute Diogène de Ribera. la Sainte Famille et la Vénus au repos de Palma le Vieux.
Son successeur Auguste III avait le goût de la musique et de la peinture: mais il se sentait attiré plutôt vers l'art italien. Pendant le
Photo AUnari.
Vénitienne de la maison Barbarigo. Pastel Je Rosalba Carriera.
séjour qu'il fit à Venise, lors de son voyage en Italie '1713-1714 . il s'était épris des pastels de Rosalba Carriera. Devenu roi. il donna l'ordre au comte Brùhl d'acquérir tout ce que produirait la pitrice I ''est pourquoi les pastels de la Rosalba sont au nombre de 157 au musée de Dresde; une salle entière a dû être aménagée pour les exposer Ces pastels aux tons décolorés : bleu, rose, gris et blanc, qui papillotent sous leurs vitres, portraits de souverains, princes et grandes dames, chanteuses et danseuses, personnifications religieuses ou allégoriques, voisinent avec ceux du genevois Liotard et palissent auprès des œuvres de
Quentin de La Cour dont les deux portraits du maréchal de Saxe et de Marie-Josèphe, fille du roi de Pologne, mariée en 1747. au Dauphin de France, fils de Louis XV, écrasent de leur vigoureux relief la grâce mièvre ci anémique des œuvres de La Rosalba.
De la splendide collection des cent toiles du duc de Modène achetées
Le Denier de César, par le Titien.
96.000 sequins par Auguste III, grâce aux négociations conduites par le ministre de Saxe à Venise, proviennent quelques-uns des plus beaux tableaux italiens du musée de Dresde: le sublime Denier de César du Titien et les portraits de sa fille Lavinia : les quatre grands tableaux de Paul Véronèse tirés du palais Cuccina : V Adoration des Mages, si merveilleusement traitée au point de vue des rappels de couleur, dans les trois gammes de bleus, de rouges et de blancs, les Noces de Cana, le Portement de croix, le Centurion de Capharnaùm et la Famille Cite ci lia enprière devant la Vierge : le Sacrifice d'Abraham d'Andréa
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del Sarto, les quatre Madones du Corrège l et cette Madeleine peu authentique2 sur laquelle, à Modène, en 1740, s'extasiait le Président de Brosses.
Bien que la Nativité et les autres Madones du Corrège. malgré toutes leurs séductions, puissent prêter à la critique par le manque de naturel
La Nativité, par Le Corrège.
des poses, le contourné des attitudes et la grâce trop profane des expressions, nous pouvons encore aujourd'hui souscrire aux jugements du Président de Brosses, mais nous ne comprenons plus son enthousiasme
1. La madone de saint François, celle de saint Georges, celle de saint Sébastien et la Nativité dite autrefois la Nuit du Corrège.
2. On sait aujourd'hui que cette Madeleine tant vantée n'est pas du Corrège. Le Catalogue lui-même ne l'admet plus comme telle.
pour les Bolonais : Guido Reni, Le Guercino, Les Carrache .. Il est vrai qu'en ce temps, on goûtait infiniment plus Les peintres italiens du xvil' siècle que ceux de La Renaissance, exception faite des ooms consacrés: Raphaël, Michel Ange, Le Fitien, Véronèse Aussi Les émissaires de L'Électeur de S etaient-ils en Ltalie, à Vienne ou à Paris, force
Portrait de Morette, par Holbein.
Carlo Dôlce, Albane, Sassoferrato, Maratti, Berettoni, Cignani, de sorte nue les tableaux de la décadence italienne abondent à Dresde.
Heureusement, ils acquéraient en même temps des œuvres plus géniales, le merveilleux tableau des Trois sœurs de l'aima le Vieux, dont les têtes admirables, où le blond différent des chevelures est harmonisé avec tint- souplesse consommée, ainsi que les tons gradués des trois robes, s'enlèvent -ur un fond de paysage vénitien, d'un bleu tendre et délicat: le saint fêronie As Rubens; Le saint François de Ribera; le
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bon portrait d'homme à cheveux gris, attribué alors à Van Dyck, restitué depuis à Velazquez ; la Madone de Holbein que l'on considérait à tort comme un original, le portrait de Morette si poussé comme rendu et sur lequel on a tant discuté. L'esquisse au crayon île la tête accompagne le tableau.
A Paris, de 1742 à 1750, les fondés de pouvoirs du roi avaient acheté
Le Sacrifice de Manué, par Rembrandt.
plusieurs toiles précieuses provenant de divers cabinets d'amateurs, entre autres les deux portraits de Saskia par Rembrandt et son émouvant Sacrifice de Manué. Conseillés dans leurs choix par Hyacinthe Rigaud, ils lui procurèrent aussi la Chasse an lion et le Qîios ego '. de Rubens, la Madone de Murillo, l'Adoration des Mages du Poussin et deux Claude Lorrain merveilleux de lumière : Acis et Galatcc, marine aux flots chatoyants, et l'idylle de la Fuite en Egypte, sans parler de deux Watteau exquis, au ton doré, de toiles spirituelles et galantes de Pater et de Lancret
Du château de Dux, en Bohème, provient La collection du comte de Waldstein, acquise en 1741. dont le chef-d'œuvre est un Vermeer d'un splendide coloris et d'une expression si vivante; à Prague, en 1742 et 1749, turent achetés plus de 1 50 tableaux de La < ralerie impériale.
L'acquisition la plus célèbre de cette époque esl celle de La Vierge entre le pape Sixte II et sainte Barbe, de Raphaël."! édée pour 20000 ducats, par les moines du couvent de San Sisto à Plaisance, dont elle décorait
Fête d'amour, tableau de Watteau.
le maître-autel, elle est devenue l'orgueil de la Galerie royale. A peu près contemporaine est l'entrée au Musée de la délicieuse sainte Agnès de Ribera, désignée tantôt sous le nom de soi 11 h- Marie-Madeleine, tantôt sous celui de sainte Marie-Egyptienne.
Lorsque fut entrepris l'inventaire de 1753. la Galerie du roi de Pologne possédait presque tous ses chefs-d'œuvre, ainsi qu'en témoigne la publication en deux volumes [753 et 1757), d'estampes gravées, d'après les dessins de Charles el Pierre I lutin, par des graveurs allemands, français et italiens. La Guerre de Sepl Ans arrêta naturellement l'essor du musée. Ses chefs-d'œuvre furent mis en sûreté à la
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citadelle de Kœnigstein et n'en furent rapportés qu'en 1763, après la conclusion de la paix.
Pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, employée à réparer les
La Vierge, dite de Saint- Sixte, par Raphaël Sanzio.
désastres subis par la Saxe et à restaurer ses finances, la collection ne s'accrut que d'œuvres de peintres secondaires, saxons ou fixés à Dresde par leurs fonctions ; c'est l'époque de Mengs et de Dietrich.
Anton-Raphaël Mengs (1728-1779) fut astreint par son père dont le prénom : Ismaël dénonce l'origine israélite, à dessiner durant tant d'années en Italie d'après les maîtres, que la facilité d'assimilation avec laquelle il empruntait dessin, couleur et composition à tous les artistes en- faveur :
îoo D R ES D H
Raphaël, Le Corrège, Le Titien, fit illusion à ses contemporains sur son talent de simple imitateur. Aujourd'hui ses compatriotes eux-mêmes ne vantent plus son mérite. 11 est surtout représenté à La Galerie de peinture par Les portraits au pastel, de souverains de La Saxe, de peintres et de chanteurs contemporains.
Tandis <|ur Mengs s'inspirait servilement de L'Ecole italienne. Ernest
Sainte Agnès, Je Riber
Dietrich 1711-1774 pastichait plutôt Les peintres hollandais. Mieris pour Le taire méticuleux et propret, V.m der WerfFpour Le ton des chairs, et, pour la composition de ses paysages avec figures, Berchem, si admii xviii0 siècle et qui a de fort belles toiles à la Galerie royale Bon dessinateur niais peu personnel, sauf dans les croquis d'animaux et de pa\ qu'il traçait à Rome en i;.j ; et en [756 et qui offrent un certain a< il était essentiellement propreà professer dans une Académie.
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En 1697, à l'exemple de Louis XIV. Auguste II avait fondé à Dresde une Académie des Beaux-Arts. Il avait d'abord placé à sa tète Chr. Fehling à qui, en 1725. succéda Louis Silvestre. De nombreux artistes étrangers fixés à Dresde, furent admis dans cette académie, les architectes Le Plat, Jean de Bodt, Longuelune, Manvocki, — hongrois de naissance, mais élève d'Hyacinthe Rigaud on lui doit un bon portrait de Dinglinger. au Grimes Gewblbe . Placée en 1764 sous la direction du peintre français Charles Hutin. — représenté lui-même à la Galerie royale par une Fillette lisant une lettre dont la grâce juvénile fait pressentir la manière de Greuze avec une ingénuité plus vraie, — elle fut transformée en une sorte d'Ecole des Beaux- Arts, divisée en sections de peinture, sculpture, gravure et architecture.
Les nationaux n'y furent pas oubliés. Elle compta comme professeurs les architectes ExneretKrubsacius. les sculpteurs Paul Herrmann et Gottfried Knoffler, le p'aysagiste Alexandre Thiele.
Œser qui décora le théâtre de Leipsick, Dietrich et Raphaël Mengs.
B. Belotto y enseigna la perspective, Adrian Zingg, formé à Paris aux leçons de Jean-Georges Wille.la gravure. Il était Suisse de naissance comme cet Anton Graff, de Winterthùr. appelé en 1765, par Hagedorn, 1 tirecteur général des Arts, à Dresde, pour y professer la peinture de portrait et qui a peint, en pied ou en buste, nombre de ses contemporains, avec une science réelle du modelé.
Originaire de Suisse aussi, cette Angelica Kauffmann dont le talent, d'une grâce douceâtre, eut en Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, autant
Portrait de Raphaël Mengs. par lui-même.
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de vogue qu'en France relui de M' " Vigée Lebrun. Avec elle, le siècle de la peinture aimable s'achève dan- la fadeur!
Au xix siècle, La ' ralerie de peinture a subi des remaniements, s i s l'influence des variations du goût Pendant le directorat de Mathaei
Portrait d'Anton Graff. par lui-même.
[845 , on tira au Depot un certain nombre de toiles qui furent jugées dignes de prendre rang auprès des précédentes. Sous ses successeurs, Louis Schnorr de Carosfeld 1846-1871;. Julien Hubner iv;i is>j et K Wœrmann (1882-1910), des acquisitions nouvelles vinrent s'ajouter aux anciennes. On doit à l'initiative de Schnorr celle de quelques œuvres d'artistes italiens de la première Renaissance : Piero di Cosimo, Lor di Credi ; l'entrée, en i<;ï. de quinze tableaux espagnols, provenant de La succession du roi Louis-P.hilippe, et du Crucifiement d'Albert Durer.
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Dans les quarante dernières années, la direction des Musées s'est efforcée d'accroître les richesses de la Galerie en œuvres de toutes les écoles. Les plus remarquables toiles qui y soient entrées dans cette période sont le Moulin à eau d'Hobbema et l'harmonieux tableau de la Mort de sainte Claire peint par Murillo pour le cloître des Francis-
Pholo Alin.ui.
Portrait de femme en vestale, par Angelica Kauffmann.
cains de Séville, de cette touche argentée et « mystique » dont parle Chateaubriand. Enfin on a donné accès aux Primitifs, si dédaignés au XVIIIe siècle.
La partie nord-ouest du rez-de-chaussée est affectée au Cabinet des Estampes, un des plus riches de l'Allemagne. Afin de racheter les inconvénients de l'exiguïté du local, les conservateurs renouvellent fréquemment la série des gravures exposées.
DRES
La Sax t redevable de la création de ce Cabinet à Auguste 11, qui
nisation à son médecin Heucher Mais la collection s'est grandi i eloppée sous son successeur, grâce au savoir et augoûtde
Henri de H mservateur en [ 746, et qui, très épris des
gravures allemandes anciennes, l'enrichit de nombreuses pièces des XV et XVI' siècles. Dans ce fonds, on peut admirer 18 figures de jeu gra au burin en 1462 par leMaitre des Jeux decartes ', 12} feuilles du maître E. S. de 1;' 6, des gravures de Schongauer, Meknem, A. Durer2, 1 lui hein. Cranach, Êlotner, Baldung Grien, Barthélem}' et Sebald Beham, Aldegrever et ses ! tistoires bibli lues ou antiques, ou la splendide suite dessinée par Burgniair pour les Triomphes de Maximilien. Heineckeno a décrit la collection dans un ouvrage publié en 1777. à Leipzig : Idée générale d'une collection d'Estampes. En 1763, à la mort du roi. son prolecteur, il fut remplacé par le Hambourgeois Hagedorn, sous la direction duquel le Cabinet des Estampes fut ouvert a la curiosité des travailleurs. On v a recueilli également des dessins originaux de maîtres allemands et hollandais. îles études et gravures des peintres saxons du XVIIIe siècle : Dietrich, Raphaël Mengs, Œser. Al. Thiele, de Zingg et de Chodowicki.
1. Après le Cabinet des Estampes de notre Bibliothèque nationale qui en possède 71 dont une coloriée, c'est celui de Dresde qui détient le plus grand nombre d épreuves rarissimes.
2. Parmi les ouvrages précieux à enluminures exposés à la Bibliothèque royale (Palais (apoi Traité autographe d'A. Durer sur le? Proportions du
humain, illustre défigures de-- main.
La Mort de s.iinte Claire, par Murillo.
La Grand*Gardesur la place du château (1830). Au fond, les flèches de hSophienkirck (1864).