PONEYS ALGÉRIENS
laire du célèbre Conspirateur. Celui-ci eut rexcellente idée de le confier iiu ca])itaine Crousse, alors instructeur à l'Ecole d'a])i)lication de Fontainebleau.
]\Iessaoud trouva enfin son maître, et gagna successivement avec lui la Coupe de Paris et le Grand Prix de Biarritz, prouvant qu'il était aussi bon et adroit sur un parcours de chasse et de grosses banquettes, que sur les obstacles artificiels de la Société Plippique Française. Messaoud eût pu sauter facilement, monté, deux mètres de hauteur avec 90 kilos sur les reins; mais avec sa cervelle à l'envers on l'eût plutôt tué que lui faire dépasser i m. 80, qu'il passait volontiers à l'occasion.
Revendu en Espagne il y fait actuellement la monte dans un haras.
Comme autres bons barbes provenant de l'écurie de M. Bedouet j'ai en ce moment Saharaoui, propre frère de Alessaoud, moins puissant, mais excellent aussi et gagnant de nombreuses coupes.
Puis Mord j en, un beau grand cheval qui remporta également plusieurs coupes et un championnat en hauteur à Angoulème.
In Challah, appartenant à M. de Carcaradec, cueillit en une seule saison 4.000 francs de prix sans sortir de Bretagne. Son propriétaire prétend qu'il peut franchir aisément 2 mètres monté.
Pour compléter l'éloge de ces excellents petits chevaux trop méconnus, nous rappellerons la très jolie performance accomplie par eux au concours de Nantes en 1909. Les trois premiers prix des trois gi-andes épreuves furent brillamment enlevés au train par des barbes.
L'Ouinium, par In-Challah.
Les Dames, par Alordjen.
La Coupe, par Mord j en.
Il court sur les barbes et sur les chevaux arabes en général une légende absurde que nous voudrions bien détruire; à savoir ciu'entiers, ils sont odieux de caractère, ce qui est parfaitement exact ; mais que, castrés, ils ne valent plus rien, ce qui est absolument faux.
Cette vieille histoire ne tient pas debout, l'expérience de plusieurs barbes, poneys ou grands chevaux que j'ai fait couper, m'a démontré qu'ils ne perdaient rien de leurs moyens de saut après l'opération: qu'ils devenaient au contraire plus souples, plus maniables de bouche et d'encolure sans rien perdre de leur vigueur.
La raison en est sans doute, qu'avec tous leurs avantages, ils