‹ Dressage en liberté du cheval d'obstaclesChapitre 50 sur 61 · DU CONCOURS IIIPPIOUK A L ETRANGER · texte numérisé non relu

DU CONCOURS IIIPPIOUK A L ETRANGER

13^ DU COXCOUKS 1111'1'IOUL: a l'étkaxger

science, il en faut, à plus forte raison, d'animales pour aider les hommes dans la marche vers le progrès.

Le beau raid d'Ostende? Qui ne se rappelle l'émotion qui étreignait le coeur, quand, du haut des tribunes du champ de courses, on voyait poindre à l'horizon, dans la direction de Bruxelles, la silhouette encore lointaine et galopante d'un ofticier, quand l'on voyait hisser le drapeau et jouer l'hymne national de l'arrivant.

Ce beau jour fut encore un jour de gala et de triomphe pour nos trois couleurs !

Ko M o'»

Concours de Dublin

Le Royal Horse Show a lieu chaque année en fin d'août à Ball's Bridge, qui est un faubourg de Dublin.

Tout homme de cheval peut, avant la chasse à tir en France, aller passer une semaine plaisante et surtout instructive dans la capitale irlandaise.

Prendre pour cela à Londres, à Euston- Station, le Scotch mail du soir, où l'on trouve d'exquis lits-slee]Mng autrement confortables, que nos boites-étoulïoir françaises.

Après avoir traversé le Pays de Galles et l'Ile d'Anglesey sur le pont tubulaire si curieux de Alenaï-Rridge, on accède à Holyhead, le port d'attache des steamers qui font le service d'Irlande ; sept heures de traversée à peine et l'on est à Dublin.

Tous les types de chevaux sont représentés au Horse Show, et mis en valeur de la façon la i)lus rationnelle et la jdus artistique.

L'étranger est surtout frappé de la façon judicieuse et homogène dont sont classés et catalogués les chevaux : hunters de poids lourd, hunters de poids léger; chargers ou chevaux d'armes; hacks, hakneys, poneys, étalons et poulinières.

Le spectacle est unique au monde. Quel travail ! et combien d'années de sélection et d'études il a fallu pour établir définitivement, et dans les différents modèles, une race de chevaux si harmonieusement suivie, si uniformément belle.

La partie élevage est de beaucoup la i)lus intéressante et nous

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voudrions pouvoir revenir un jour sur ce sujet si passionnant; aujourd'hui nous ne dirons c|ue quelc|ues mots des Epreuves d'obstacles du Horse Show.

La partie (hi programme consacrée aux sauteurs comprend phisieurs après-midi.

La première journée c ruund the course », c'est-à-dire sur tous les obstacles, offre aux spectateurs un parcours dans la note du pays, comprenant surtout des banc|uettes de toutes les formes, simples

SAUT D UN OPENDITCH AU COiNCOURS DE RICHMOND

doubles, avec ou sans fossé, etc. ; la « hurdle » ou haie anglaise, sorte de claie de pâture entremêlée d'ajoncs épineux; le « Stone Wall », mur naturel garni de galets de mer ; une rivière un peu large précédée d'une haie droite assez haute.

Le jumper irlandais est séduisant au possible dans son joli branle de galop, si près du galop du « thoroughbred », le pur sang son ancêtre, et c'est plaisir de le voir grimper à pleine allure et avec une adresse de chat, les verdoyants talus.

Je dois cà la vérité de dire que ces grimpettes très peu hautes,

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comme le laissent entrevoir du reste ces quelques photographies que j'ai pu à grand'peine recueillir sur le llorse Show, sont infiniment plus iaciles et moins sévères que les grosses banquettes (|ue nous devons sauter h Pau ou à iîiarritz.

Les spcrtsmen anglais cjui ont assisté à nos concours du Midi ne me contrediront pas.

L'irlandais saute ces talus de race ; c'est une ((ualité native, aussi a-t-il été bien justement surnommé le Roi des banquettes.

Nous ferons observer; en passant, t|ue les juges de Dublin ont une cote, un l)artme i)Our le saut de la banquette, une note de style qui compte pour le classement f.nal, et ils ont cent fois raison.

Il me semble qu'en cela nous devrions sur le continent suivre leur bon exemple.

Vn cheval (|ui traîne le ventre sur les talus, ou s'y cramponne maladroitement sans se servir ni de son élan, ni de son encolure; qui péniblement arrivé sur le haut, s'y arrête, au lieu de chasser avec ses sabots son arrière-main, ne doit pas être classé au même rang que celui (jui prend la l^anquctte correctement dans une jolie foulée de galop et sans à-coup.

Les Ldandais appellent cette chasse de l'arrière-main sur le haut du talus (( Ouick thé lîank », c'est-à-dire Ruer dans la banquette. Rien n'indic|ue mieux que cette expression la façon correcte dont le cheval doit s'y prendre.

Ce serait le cas ou jamais de jouer un peu sur le haut des talus de cette fameuse note de style, cpii tigure sans doute dans le répertoire de la Société Hippicpie Française, mais que l'on n'entend jamais dans ses Réunions.

Vous me direz que la chose est mal aisée à apprécier ; sans doute si elle est soumise à des juges incompétents qui, en fait de banquettes, ne connaissent que celles des chemins de fer ; mais point si elle est soumise à l'appréciation de gens de la partie, tels que AOL Larregain, F. de Juge et bien d'autres veneurs ou coureurs de drags.

Nous signalons donc en passant une réforme utile à introduire: il est évident que s'il y a pour les hunters une façon facile, élégante de gravir les banquettes, il en est une autre pénible à voir et défectueuse qui consiste à s'y vautrer. Il est à souhaiter qu'il en soit dorénavant tenu compte au classement suivant un pointage déterminé à l'avance.

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