‹ Dressage et menage. Dessins de Crafty.: Dessins de CraftyChapitre 36 sur 107 · CHAPITRE V fi · texte numérisé non relu

CHAPITRE V fi

sins doivent être d'autant plus nombreux que la charge à tirer est plus grande ; et, si les colliers larges sont maintenant à la mode, c'est qu'on les a copiés des épais colliers des mail-coaches, dont l'usage se répand de plus en plus dans la haute société sportive.

La base du collier ordinaire est du foin ou de la paille très serrée ; un rembourrage de bourre ou de crin constitue les coussins. Cette partie est elle-même recouverte de cuir.

La maison Meyer, rue du Colisée , fabrique , ces dernières années, des colliers à coussins pneumatiques. Ils jouissent d'une grande vogue parfaitement méritée. Ils sont construits rationnellement et constituent un réel progrès dans la traction. Rapidement gonflés, ils s'adaptent parfaitement à l'encolure, où ils coluer PNEUMATiaLs plaquent sur tous leurs points.

On fabrique des colliers en caoutchouc plein et des colliers en paille pour les chevaux sensibles et froids d'épaule. Nous donnons la préférence à ces derniers, ayant toujours eu à nous plaindre du caoutchouc appliqué directement sur la peau.

Les colliers eii paille de seigle sont de deux sortes : les uns complètement en paille, les autres ont la partie visible en jonc tressé, l'intérieur en paille et la partie interne doublée en serge de couleur (noire, rouge ou bleue).

Si les premiers sonttrès doux et très bon marché, s'adaptant parfaitement au galbe des épaules, ils se détressent

vite, se brisent facilement; ils ont, de plus, Tinconvénient de « couvrir » beaucoup le cheval. Les colliers en jonc sont juste le double plus cher, mais durent infiniment, tout en ayant les qualités du premier de ces deux colliers.

Des colliers en tôle cintrée sur des moules à Taide d'un battage, ayant un tirage à crochet, sonten usage dans quelques administrations ; nous venons d'en parler plus haut.

Le collier le plus commode et permettant un rembourrage rationnel est bien le collier commun à clavette inférieure. Cette clavette en permet l'ouverture. La partie supérieure du collier fait charnière. De plus, on garnit et dégarnit avec lui beaucoup plus facilement son cheval.

Cependant, cette sorte est peu prisée. Il est forcément d'un aspect plus massif, moins élégant, bien que j'en aie vu parfois de fort bien faits qui ressemblaient à des colliers dits anglais.

Dans l'artillerie, bien que l'autre mode de tirage soit inférieur, on a adopté la bricole, à cause de la difficulté d'ajuster un collier à un aussi grand nombre de chevaux. (Lavalard.)

L'usage de la bricole est assez répandu. Elle est vite mise, est d'un entretien facile et dégage l'encolure. Mais elle ne convient (au point de vue de l'hygiène et de la mécanique de la traction) qu'au trait léger; — encore faut-il quelquefois la doubler avec un tablier en cuir ordinaire, mais plus large, en peau de chevreuil, ou simplement la rembourrer avec de la modeste peau de mouton, afin d'éviter les blessures, résultat inévitable d'une longue course.

N'ajustez pas votre bricole trop bas : une bricole n'est jamais assez haute, pourvu qu'elle ne gêne pas la respiration.

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