NOTIONS DE MÉCANIQUE
Le tirage des voitures est Teffort exercé par les chevaux attelés, dans un sens parallèle au terrain à parcourir.
Il résulte des expériences du général Morin — expériences dont les résultats ont été confirmés de nos jours par M. Lavalard — que :
r Le tirage est proportionnel à la charge et en raison inverse du diamètre des roues;
2* Le tirage augmente proportionnellement aux accroissements de vitesse.
Parmi les causes qui influencent le travail de la traction, il convient de citer : la nature des routes, la manière de conduire et de démarrer, la largeur des bandes, la suspension, rinclinaison de la force de traction, Técartement plus ou moins grand des trains, la répartition de la charge sur ceux-ci et la taille des chevaux.
Le terrain, — C'est le pavé qui est le meilleur sol pour le roulement des voitures. Si le cheval use davantage ses fers et ruine plus vite ses articulations, il ménage plus ses forces que sur tout autre sol. Viennent ensuite le macadam, l'asphalte et le pavé en bois, quand il est en bon état.
Lorsque le terrain est mou et boueux, le tirage diminue proportionnellement à l'accroissement de la largeur des bandes.
Pour les voitures bien suspendues, l'accroissement de vitesse ne donne pas un sensible accroissement de tra-
vail ; ce dernier augmente avec la vitesse sur des voitures non suspendues.
La neige rend la traction très dure.
Une rampe d'un centimètre par mètre exige un effort de tirage double qu'en palier ; une rampe de deux centimètres rend cet effort triple; de trois centimètres, quadruple.
Donc il vaut mieux trotter quatre kilomètres d'affilée en palier que de trotter un kilomètre pour s'élever de quarante mètres.
La manière de conduire et de démarrer a une énorme influence. D'après M. Lavalard, avec un bon cocher, une expérience a donné comme effort 275 à 350 kil. La même expérience, avec un mauvais cocher, a produit de 400 à 450 kil.
« Pour ce qui est de la charge, beaucoup de personnes s'imaginent que le poids d'une voiture augmente dans des proportions énormes la résistance au roulement; des exigences sans nombre, et pour la plupart fort difficiles à satisfaire par les carrossiers, sont les résultats de cette idée.
« Prenons, par exemple, un coupé dont le poids avide est de 500 kilos.
D'après des expériences dynamométriques indiscutables, le rapport de la traction au poids de cette voiture est de 1/48, avec la hauteur de roues actuellement en usage, mettons 1/50 en chiffre rond pour la facilité de la démonstration (nous supposons la voiture placée sur un sol incompressible, absolument horizontal); donc, le 1/50 de 500 kil. -=. 10 kil. de traction, et avec un poids moindre de 500 kil., soit 450 kil., nous n'aurions plus que