CHAPITRE X
gravier et la boue, produit sur le vernis l'effet du papier de verre : elle le ternit d'abord^ puis Fuse, et bientôt détériore la peinture, à laquelle son manche cause aussi plus ou moins d'accidents. Le passe-partout n'a ici son utilité dans aucun cas; Téponge et Teau en abondance le remplacent efficacement, sans offrir les mêmes inconvénients.
L'opération terminée, on rince les seaux, et on fait dégorger les éponges et les peaux de chamois, qu'il faut cependant éviter de laisser séjourner trop longtemps dans l'eau. On les essore ensuite en les conservant toujours un peu moites, afin qu'elles ne durcissent pas en séchant.
Des cuivres, plaqués et polis. — Les cuivres et plaqués sont les parties les plus minutieuses à nettoyer; nous devrions conseiller d'exclure rigoureusement de leur entretien tout acide, tout mordant.
Dans tous les cas, nous recommandons de n'en tolérer l'emploi, et encore avec beaucoup de précaution, que quand les pièces sont accidentellement vert-de-grisées.
Les eaux de cuivre et les poudres métalliques quelconques brûlent ou rayent les vetnis des cuirs et des panneaux, sur lesquels elles débordent toujours un peu, quoi qu'on fasse, et le remède devient bientôt pire que le mal si leur emploi est fréquent.
Un cocher soigneux et travailleur doit entretenir ses cuivres ou plaqués en les frottant souvent et énergiquement à l'aide d'un chiffon de laine, ou d'une petite peau de chamois dite peau à argenterie^ et, lorsqu'ils sont tachés, n'employer qu'un corps gras ou une poudre presque impalpable, afin d'éviter de rayer. Il faut alors qu'il lave à l'éponge les parties enduites, avant de les frotter à sec pour les faire reluire. On opère ainsi pour les
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baguettes, les chapeaux d'essieux, les poignées, etc.
Quant aux lanternes, il est bon de les démonter pour les nettoyer. Pour les plaqués intérieurs et ceux des réflecteurs, on y étend du blanc de Paris détrempé dans un peu à! esprit-de-vin ^ qu'on frotte avec un chiffon doux, lorsqu'il a séché, afin d'obtenir le brillant. On époussette ensuite au moyen d'un blaireau ou d'une brosse spéciale. Le blanc de Paris à l'esprit-de-vin peut encore s'employer pour tous les plaqués argent.
Les aciers polis peuvent être entretenus un peu gras, et au besoin ils doivent être passés à la gourmette ou au polissoir monté sur buffle. Il y en a, du reste, assez peu dans la voiture ; nous y reviendrons à l'article Harnais.
Des cuirs. — Les capotes, tabliers, garde- crottes, ailes, etc., sont généralement en cuir verni; certaines voitures, cependant, ont des capotes et des tabliers en cuir gras.
Ce cuir gras doit être seulement lavé, pendant qu'il est encore pour ainsi dire neuf; mais, lorsqu'il a tendance à durcir, on l'assouplit au moyen d'une légère couche à! huile de pied de bœuf "^wx^^ ou mélangée avec un peu de cirage à harnais, lorsque le cuir commence à rougir. Il faut avoir soin, après que l'huile a eu le temps d'y pénétrer, de frotter ou brosser énergiquement les parties grasses, afin que le contact ne tache pas.
Le cuir verni demande moins d'entretien; un lavage ordinaire, bien essuyé, est suffisant; cependant, si ce cuir venait, par une cause quelconque, à s'engraisser, on pourrait employer un peu de savon très doux, mais toujours avec de Veau froide; s'il était taché, on opérerait, comme