‹ Dressage et menage. Dessins de Crafty.: Dessins de CraftyChapitre 88 sur 107 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

que celles de lin, qui gomment sur les fusées et peuvent amener Venrayage des roues, inconvénient grave qui force toujours à avoir recours au carrossier.

Le manque d'huile, ou un graissage défectueux; n'ayant pas été fait avec toute la propreté et le soin nécessaires, peuvent aussi avoir Tenrayage pour résultat. En somme, Tentretien des essieux patents étant un travail minutieux, voici, selon nous, le meilleur moyen de procéder lorsque les roues peuvent s'enlever aisément.

Il est indispensable d'être muni : i* d'une planchette d'environ 0^50 sur o"',20 de large, unie et propre, afin d'y déposer les différentes pièces qui non seulement pourraient quelquefois tacher le sol, mais encore y ramasseraient des graviers, ce qu'on ne saurait trop éviter; 2* d'une tige de gros fil de fer formant crochet par un bout pour nettoyer les rainures, et appointie de l'autre pour enlever les goupilles; 3* d'un paquet de chanvre, de filasse ou de vieux chiffons ; 4° enfin d'un bidon rempli d'huile et dont le bouchon doit être garni d'une plume destinée à graisser les fusées. Une clef double, servant à démonter le» chapeaux et les écrous, accompagne, en outre, chaque voiture, et il faut la conserver dans le coffre, en cas d'accident pendant la route.

L'opération se fait en prenant les roues les unes après les autres ; et, à cet effet, on les suspend successivement au moyen d'une chèvre qu'on établit sous la voiture avec toute la solidité possible.

A l'aide de la clef et du crochet, on enlève d'abord le chapeau, puis la goupille et les deux écrous^ qu'on range à mesure sur la planchette ; on retire alors la roue, qu'on appuie quelque part, le long d'un mur, par exemple, et on

détache avec le doigt la bague ^\^cé^ dans le devant de la boîte et la rondelle de cuir restée dans la culasse ou sur la fusée de l'essieu.

On nettoie ensuite chaque pièce, le chapeau, la goupille, les écrous, la bague et la rondelle de cuir, en les essuyant avec de la filasse ou de vieux chiffons ; on procède de même pour la fusée et la rondelle de V essieu, en se servant du crochet pour les rainures, et Ton termine par la boîte, qui, par rapport à ses réservoirs intérieurs, exige beaucoup d'attention.

Dans le cas où l'huile aurait gommé et deviendrait difficile à enlever, un morceau de linge enduit d'essence minérale ou de térébenthine facilitera beaucoup le travail.

Les diverses parties de l'essieu et de la roue étant ainsi nettoyées, on peut les graisser en les remontant. On place d'abord la rondelle de cuir, préalablement enduite de suif, sur la fusée contre la rondelle d'essieu; puis on étend tout autour de cette fusée, et au moyen de la plume attenante au bouchon du bidon, une couche d'huile juste assez mince pour qu'elle ne coule pas; ceci fait, on met la roue en place en lui imprimant un mouvement de rotation à droite et à gauche, afin de mettre toutes les parties de la boîte en contact avec l'huile. On place alors la bague, contre laquelle on serre le premier écrou jusqu'à ce que la roue ne puisse tourner qu'avec difficulté, et, dans cet état, on lui fait faire cinq ou six tours, et même davantage, pour rendre la bague et la rondelle bien à leur place et broyer cette rondelle si elle est neuve. On desserre ensuite de façon que la roue tourne, cette fois librement, mais sans aucun jeu de bouty lequel pourrait occasionner la fuite de l'huile. On serre enfin le petit écrou contre le précédent.

Page 1