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IR; dc $ 5. — Cérémonies accessoires.
Avant d'en venir aux mains, on procédait à des cérémonies religieuses et des sacrifices pour acheter la faveur des dieux. « Les douze saliens ou sauteurs — gardiens des ancilia — qui chaque année, au mois de mars, dansaient la danse des ar-mes, aussitôt la guerre déclarée, entraient dans le temple du dieu qui tue pour frapper de leurs propres piques sur son bouclier d’airain en s’écriant: « Mars éveille-toi ! — Mars vigila! — (1) »
« On sait », dit Ampère (2), « où les magistrats devaient, en compagnie des augures, consulter les présages, ce qu’on appelait prendre les auspices ; c'était, lorsqu'une armée partait de Rome, hors de la ville mais près de la ville. Le voisinage de Rome était considéré comme une condition nécessaire à la perfection des auspices. — Quand la guerre fut portée hors de l'Italie, on imaginade désigner dans le pays conquis (in captivo agro) un lieu qui représentait Rome à l'étranger et où, s’il en était besoin, l’on revenait chercher les auspices (Servius ad Æneid 11,178 ».
Section VII. — Dérogations aux principes.
Décadence des Fétiaux.
Telles étaient les formes suivies pour la déclaration de guerre. Toutefois les nécessités piiti-
(1) Duruy. loc. cit. I,p. 98.
(2) Hist. rom. à Rome II, p. 364.
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ques faisaient quelquefois déroger aux règles que nous venons d'exposer.
C’est ce qui eut lieu notamment quand les Romains portèrent la guerre hors de l'Italie. « Cum Pyrrhitemporibus adversustransmarinum hostem bellum Romani gesturi essent, neque invenirent locumubihancsolemnitatem per Fetiales indicendi belli celebrarent, dederunt operam, ut unus de Pyrrho militibus caperetur quem fecerunt in circo Flaminio locum emere, ut quasi in hostili loco jus belli indicendiimplerent,deniqueeo in loco ante ædem Bellonæ consecrata est columna » (1).
De même quand il s’agit de déclarer la guerre à Philippe de Macédoine, les Fétiaux décidèrent que, pour que la üäéclaration de guerre fut parfaite, il suffisait que les formalités en fussent accomplies au postele plus voisin de la frontière et le même mode fut employé dans la guerre contre Antiochus (2).
Toutefois, et pour les motifs tirés de la religion que nous avons exposés plus haut, on continua autantque possible à suivre les anciens rites.
Il est vrai que sous lesempereurs le rôle des fétiaux paraîtbien amoindri et leur ministère tombé endésuétude. Mais au témoignage de Suétone (3) ils remplirent encore leur ancien ministère sous le règne de l’empereur Claude, et Tacite nous en entretient encore à l’époque de Tibère (4).
(1) Servius. ad. Æneïd. IX, 53. ;
(2) Tit.-Liv. XXXVI, 3 — XXXVIII, 46,
(3) Claude. 25.
(4) Ann. 11,64.
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