‹ Droit des gensChapitre 128 sur 143 · CONCERNANT LES BALLES EXPLOSIVES ET SUR LES MOYENS DE DESTRUCTION · texte numérisé non relu

CONCERNANT LES BALLES EXPLOSIVES ET SUR LES MOYENS DE DESTRUCTION

Le 28 octobre -9 novembre 18G8;, peu de jours après la clôture de la Conférence de GenèvC;, une assemblée du même genre se réunissait à Saint-Pétersbourg sur l'invitation du gouvernement russe. Si elle n'avait pas le môme objet^ du moins elle avait été provoquée par le même sentiment. Le mobile des promoteurs de l'une comme de l'autre était le désir de supprimer à la guerre les rigueurs inutiles ; tous étaient émus de compassion pour les blessés et désireux de leur épargner des souffrances superflues. Rapprochés par ces vues communes^ les philanthropes dont nous parlons se diffé-

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renciaient en ceci;, que ceux de Genève avaient cherché à améliorer le sort des blessés^ tandis que ceux de Saint-Pétersbourg allaient au devant d'aggravations imminentes pour les écarter. C'est cette parenté des deux traités ;, non moins que leur coïncidence fortuite mais frappante;, qui nous engage à compléter;, ainsi que nous l'avons annoncé^ notre étude sur la Convention de Genève par un aperçu de celle de Saint-Pétersbourg. Les détails qui suivent sont empruntés, pour la plupart, aux protocoles officiels auxquels est annexé un Mémoire historique.

En 1863 on introduisit dans l'armée russe, afin de détruire les caissons à cartouches et à munitions d'artillerie de Tenue uii, des balles explosibles qui, munies d'une capsule d'amorce, s'enflamment par le choc contre un corps dur.

Ces balles sont très-employées dans les Indes, particulièrement pour les chasses à l'éléphant et au tigre '.

En 1864, dans la crainte qu'on ne s'en servît contre des hommes, ce qui aux yeux du Ministre de la guerre « ne devait jamais être toléré, » leur distribution fut limitée aux sous-

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