‹ Droit des gensChapitre 91 sur 143 · Conférence de Genève · texte numérisé non relu

Conférence de Genève

1867' au nombre de leurs vœux. Qu'on se représente par exemple la position respective des médecins et des patients, dans nn hôpital dont l'ennemi est sur le point de s'emparer. Si les premiers sont garantis par la Convention à l'exclusion des derniers, ils se trouvent avoir des intérêts différents et même contraires, puisque les uns pouvant se retirer n'ont plus aucun avantage à le faire, tandis cfue pour les autres, retenus sur leur lit de souffrance et dépendants de ceux qui les soignent, une prompte fuite serait le seul moyen d'échapper à la servitude. Plus d'un médecin a protesté contre cette distinction et déclaré qu'il n'accepterait la neutralité pour lui-même, que si ses blessés lui étaient assimilés. Sa position sans cela deviendrait intanable dans les moments critiques, à l'heure par exemple de paniques pareilles à celle qui se produisit le jour de la bataille de Solferino\ Dans l'après-midi , l'apparition des lanciers français, avec leurs uniformes blancs, fit croire à un retour offensif des Autrichiens, et les blessés à demi-pansés, cloués sur la litière des ambulances par des fractures ou des appareils

Page 1