‹ Droit et Economie PolitiqueChapitre 19 sur 93 · Lois de l’Imitation, p · texte numérisé non relu

Lois de l’Imitation, p

2. V. les remarques de Marshall. Principes d'Economie politique, 1, 310, sur la différence entre le «tableau de demande » d’un groupe et celui d’un individu. Cf. Caxlile. Zvolution of modern money, p.253, qui montre que la loi de l’utilité décroissante n’est pas vraie de la demande d’un groupe.

3. V. des remarques analogues dans Marshall, Principes, livre IT, ch. 2, & 2-4.

4. Social elements in the theory of value (Quartery Journal of Economics, XV, 1901).

Maunier 4

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un individu peut avoir une valeur pour lui si elle répond à un besoin collectif, Faut-il dire enfin comment ces besoins collectifs déperdent des caractères du milieu social (1), de la dispersion de la population ou de sa concentration dans des villes 2), de la hiérarchie des classes sociales (3), etc. ? M. de Bohm-Bawerk lui-même nous répond que la valeur subjective d'un même objet varie selon qu'on est pauvre ou riche ; c'est reconnaitre que la hiérarchie des valeurs subjectives est directement commandée par la structure de la société.

On ne saurait donc aboutir par cette voie à mettre le phénomène économique à part de tous les autres phénomènes sociaux et en particulier des phénomènes juridiques. La science économique ne saurait être distinguée par la nature de son objet des autres sciences sociales. Mais elle pourrail l'être par la façon de traiter cet objet commun. Il pourrait être légitime d'en considérer à part certains caractères, sans se préoccuper des rapports

tr. V. en général sur l'influence du milieu social sur les besoins : Marshall, I, livre 1, p. 181.

2. Cf. à ce sujet: Sombart. Moderne Kapitalismus, t: 1, livre.Il°:

3. Gurewitsch. Die Entwicklung der menschlichen Bedürfnisse und die Gliederung der Gesellschaft, 1901.

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