‹ Droit et Economie PolitiqueChapitre 28 sur 93 · De l'Économie politique et morale de l'Espèce · texte numérisé non relu

De l'Économie politique et morale de l'Espèce

nos jours, des économistes comme M. Loria, des socialistes comme M. Kautsky (1),des sociologues comme MM. Kovalewsky et Durkheim, considèrent l'augmentation de la densité de la population comme le déterminant etle moteur de toute l'évolution économique et sociale. La densité sociale est d’ailleurs un facteur de l’étendue du marché, qu’elle peut dans une certaine mesure suppléer ; et ainsi toutes les influences qui ont été attribuées à ce dernier phénomène sont aussi celles de la densité de la population.

Celle-ci détermine ainsi ce qu'est l’organisation de la production. La division du travail économique et social progresse, on le sait bien, avec la densité sociale (2) : c’est aussi la densité croissante de la population, comme l'a montré M. Kovalewsky, qui opère le passage du régime communisme au régime individualiste de la production. Elle n’affecte pas moins le système de l’échange ; la concentration périodique du commerce dans les marchés, et les effets qui s’ensuivent quant à la formation des prix, est une nécessité partout où la population est disséminée. De la densité de la population dépend aussi la vitesse de la circula-

humaine, 1796. C’est cet auteur qui insiste le plus sur les effets sociaux de la densité de la population.

1. Der Eïinfluss der Volksvermehrung auf der Fortschritt der Gesellschaft, 1880.

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