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Psychologie économique, I, 63 sqq

2 C’est ce que reconnaissent aujourd'hui les archéologues eux-mêmes : l’art a un caractère essentiellement social. V. Pottier. Les Origines populaires de l'Art(C. R. Acad. des Inscr., 1907, p. 962) : & Sous toutes ses formes l'art nous apparaît comme un phénomène social. »

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tuant une théorie du mouvement el de « l'équilibre esthétique » analogue à celle de l'équilibre économique (1).

Mais les progrès mêmes de l'esthétique contemporaine viennent à la rescousse pour infirmer cette séparation. Que l’art ait primitivement une fin utilitaire et économique — que le dessin par exemple ait pour objet, de par sa puissance magique, la multiplication du gibier — c’est ce qui n'est plus à démontrer aujourd'hui (2) Et que d'autre part le travail. même le plus monotone, puisse donner lieu à des joies esthétiques, c'est ce qui simpose d’'évidence. Ce ne sont donc pas, encore une fois, les fins des phénomènes qui peuvent servir à les définir, à les différencier, à les séparer. Fréquemment l'acte esthétique et l'acte économique tendentaux mêmes fins ; mais comme il a été dit, le premier, au contraire du second, n'est pas nécessairement relatif à des choses. Quand il y est relatif, il tend à se confondre avec le phénomène de production. Le phénomène esthétique est donc plus voisin encore du phénomène économique que n'était le phénomène linguistique; comme le phénomène juridique, il peut porter indirectement sur des choses à fin de les utiliser :

1. Winiarsky. Essai sur la Mécanique sociale : l’'Equilibre esthétique (Revue philos., juin 1899).

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