Richesse des Nations, IL, p
merce offrit au clergé quelque chose à échanger contre le superflu du produit brut de ses terres, et lui fit voir ainsi tous les moyens de dépenser la totalité de ses revenus en jouissances personnelles, sans être obligé d'en faire une aussi grande part aux autres. Peu à peu, sa charité devint moins étendue, son hospitalité moins généreuse et moins prodigue. Sa suite deviat, par conséquent, moins nombreuse... Ce fut ainsi que se relâchèrent et tombèrent enfin peu à peu ces liens d'intérêt qui attachèrent au clergé les classes inférieures du peuple ».
IT. — Les notions religieuses elles-mêmes varient selon l’état de l’économie. Elles dépendent d’abord de la nature de l’activité économique. Selon Roscher (1), l’extrème impressionnabilité religieuse des pasteurs nomades se rattacherait à « l'incessante communion du pâtre avec la nature » ; « la puissance des éléments à laquelle il est livré presque sans abri, l'immensité monotone de la plaine... tout cela remplit son âme d'émotions peu variées, mais profondes ». Il remarque encore que la vie désertique est un excellent terrain pour le développement du monothéisme, parce qu'il y manque «cette luxuriante variété de forces génératrices qui, dans des contrées d’une fertilité