XII AVANT-PROPOS
n’est pas erronée. Malgré tous nos efforts, nous ne pouvions, dans les bornes prescrites, traiter une matière aussi vaste de manière à rendre toute méprise absolument impossible. Qu'on n'oublie jamais que nous n'avons voulu exprimer que la doctrine commune des moralistes (1) et de l'Eglise. Les questions controversées, les obligations contestables sont de propos délibéré passées sous silence. Quand donc un devoir de conscience est présenté sans aucune atténuation, il faut bien le considérer comme certain.
Nous nous acquittons d’un devoir bien agréable en remerciant les professeurs d'université et les membres de la magistrature et du barreau qui ont bien voulu revoir notre manuscrit et nous communiauer leurs observations. En particulier nous exprimons notre gratitude à Messieurs les avocats Cuylits et Rensonnet, qui ont collaboré à la rédaction du texte français.
Nous recevrons volontiers toute demande de renseignements et toute observation bienveillante, mais nous nous abstiendrions de répondre à des critiques, qui fausseraient le sens de notre texte ou ne seraient que la répétition d’objections surannées contre la morale chrétienne.
J. SALSMANS S. I.
Louvain, le 15 novembre 1924.
(1) Nous nous abstenons donc de citer des autorités, à moins qu’on ne puisse se demander avec raison, si Ja solution donnée est bien certaine. — Les renvois au Code civil belge se font par la simple indication du chiffre de l’article, par exemple : a. 8.