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torise l’expropriation d’une telle source, elle a l’habitude d'insérer, dans la déclaration d'utilité publique, une clause obligeant la commune à indemniser les usiniers et arrosants inférieurs des dommages, que ceux-ci éprouveront par suite de cette expropriation. Cette pratique administrative nous paraît fort louable. Il est à désirer qu'elle soit bientèt convertie en loi. Le Gouvernement a présenté au Sénat, en 1880, un vaste projet de loi sur les eaux, dont nous parlerons à la fin de notre travail, et qui renferme un chapitre spécial consacré à l'alimentation en eau des communes. Ce projet contient divers articles relatifs aux eaux de sources, d’après lesquels l’expropriation de ces eaux ne pourrait avoir lieu, qu’en indemnisant les propriétaires inférieurs, qui se trouveraient lésés par cette expropriation. Mais ce projet n’a pas encore été discuté devant les Chambres.