XXXVIII. — Le faste des capitales flatte la vanité, mais
épuise la vie des nations, qu'il condamne à prélever sur le plus net de leurs revenus les impôts directs et indirects destinés à alimenter le luxe des courtisans, à solder l'armée des fonctionnaires publics, et à fournir aux frais du trésor du pain et des jeux au Peuple- Roi. Les capitales vastes et peuplées sont d'ailleurs des foyers de corruption, et ce n'est pas seulement l'image de la société romaine que reflètent ces vers de Plaute : « Au sein d'une grande cité, dans une population nombreuse, « quand on a triomphé des ennemis, et qu'on jouit des loisirs « de la paix, on n'a rien de mieux à faire que d'aimer, si l'on a « de quoi payer ses amours (1). »
L'aimant du sensualisme et les habitudes cachées expliquent en partie les progrès de la population parisienne, comme ils expliquaient ceux de Rome, aux temps de Plaute et de Juvénal. Les familles aristocratiques, bourgeoises ou artisanes qui composent la partie traditionnelle de cette population, offrent les mêmes garanties des moralité et de concorde que celles du reste de la France, dont elles ne se distinguent que par une urbanité plus exquise. Mais, grâce à la masse flottante des cosmopolites la vraie population parisienne tend de plus en plus à s'absorber dans un monde interlope d'aventuriers et d'aventurières qui, attirés par les jeux de bourse ou par l'appât des plaisirs à vendre ou a acheter, étalent le luxe éphémère et les mœurs luxurieuses que les romanciers et les auteurs dramatiques nous dépeignent avec des couleurs quelquefois outrées. A voir cette multitude toujours croissante d'étrangers, on dirait de la capitale, non plus d'un grand Etat, mais du monde; et à entendre dans les lieux publics, dans les salons, dans les ateliers, tant de langues étrangères et d'idiômes bâtards, on se demande si, dans la confusion d'une autre Babel, la langue française, si justement fière d'elle-même, ne court par le risque de se corrompre.
(l) Postremô in magno populo, in multis hominibus Re placida atque otiosa, victis hostibus, Amare oportet omneis, qui, quod dent, habent.
(Plaut,, TruculeîUus, act. I, se. 1.)
XXXIX. — L'affluence à Paris de l'aristocratie de province, date surtout de l'époque où nos rois dépeuplaient les châteaux pour embellir une cour dont l'éclat rejaillissait sur la France. Mais l'aristocratie de cour n'a plus de raison d'être aujourd'hui. La distinction des manières est à peu près le seul débris de son antique splendeur, et c'est pour la noblesse de province un faible dédommagement de la perte de ses privilèges, que le plaisir d'habiter cette ingrate capitale dont la bourgeoisie et le peuple sont toujours coalisés contre elle, quelque soit le gouvernement; et où, réduite à vivre du revenu de ses terres, elle est éclipsée dans le inonde même des plaisirs par les spéculateurs que le jeu de la prime et l'industrie du report ont enrichis d'immenses fortunes mobilières.
Aussi, nos veteres homines, à la vue de leurs fortunes hâchées dè génération en génération, et menacées par les progrès d'un luxe impossible, commencent-ils à tourner les yeux vers leurs châteaux en ruines, vers leurs manoirs abandonnés. La plupart se résignent à passer aux champs la saison d'été ; mais vienne l'hiver, cette saison des rudes travaux et des souffrances des pauvres paysans, ils désertent leurs terres où ils laissent à leur place des intendants dont l'âprcté surexcite le socialisme et courent à Paris oublier dans le tourbillon d'un monde frivole les devoirs austères et les sympathies douloureuses où serait, s'ils savaient l'y chercher, le secret de leur influence. Un jour viendra, il faut l'espérer, où tout-à-fait désillusionnés des charmes d'une capitale devenue le caravansérail de tous les touristes du globe, nos grands propriétaires se fixeront dans leurs terres, et où les hommes des classes moyennes, industriels, avocats, artistes, hommes de lettres, rentreront dans les villes de province qu'ils ont quittées, éblouis par les attraits de la capitale.
De nombreux et importants travaux d'archéologie et d'histoire paraissent dessiner en ce sens le mouvement des esprits ; et tandis qu'un poète aimé des parisiens provoque les applaudissements sympathiques de la jeunesse en s'écriant : Repeuplons la campagne et dépeuplons la rue, des deux extrémités de la France, le barde breton et le troubadour provençal chantent
dans la vieille langue du pays les joies du travail et de la famille, les bienfaits et les pompas de la religion, et s'efforcent ainsi de retenir au foyer natal les paysans qui, dédaigneux de la vie sobre et dure des champs émigrent dans les villes où les attire l'appât des salaires des travaux publics et de l'industrie, et qui, après quelques années perdues dans la vie de Bohême, mêlés à la tourbe nomade des vagabonds de tous les pays, toujours prêts à servir d'instrument aux révolutions quelles qu'elles soient, ne rapportent dans leurs villages que la contagion de mœurs dépravés et d'idées anti-sociales.
XL. — Le déclassement des populations pourrait amener s'il persévérait, un fléau plus redoutable encore. Le recensement de 1856 constate que l'accroissement de la population générale a été cinq fois moins fort dans la période de 1851 à 1856 que dans la période de 1 8^1 à 1846. Trois causes accidentelles, la guerre, le choléra, la disette ont pu contribuer à ce résultat déplorable, mais des causes permanentes n'y auraient-elles pas leur part?
De tous temps la proportion des mariages a été moins grande, la proportion des naissances moins élevée et le rapport des enfants naturels aux enfants légitimes plus considérable dans les villes que dans les campagnes, et à Paris que dans les autres villes. Mais jamais peut-être le nombre et la fécondité des mariages n'avaient subi un décaissement aussi sensible qu'en ce moment. La moyenne des naissances qui était, il y a soixantedix ans, de 4,19 par mariage, n'est plus aujourd'hui que de 3,19. La fécondité conjugale a donc diminué, en moins d'un siècle, d'un quart, mais elle a surtout diminué dans les grandes villes où la moyenne est de quinze pour cent inférieure à la moyenne des campagnes et des villes de moins de 20,000 âmes réunies.
L'intérêt de l'agriculture si étroitement lié à celui de la population exige d'ailleurs qu'on rappelle dans les campagnes les bras qui y manquent, tandis qu'il y a surcroît de population ouvrière dans les grandes villes. Partout en effet, la décadence de l'agriculture a été considérée comme une calamité publique, et il ne faut pas oublier que les latifundia, ces immenses déserts
qui prirent la place des champs cultivés, furent la ruine de l'Italie.
Notre sol arrivé au dernier degré de morcellement subit en ce moment des transformations qui pourraient altérer un jour les conditions de la propriété productive. L'agriculture, épuisée à la fois par la cherté de la main d'oeuvre et par l'énormité de l'impôt et écrasée d'ailleurs par la double concurrence de l'industrie et de l'agiotage, est presqu'entièrement abandonnée des classes moyennes qui cherchent dans les revenus des valeurs mobilières les moyens de vivre confortablement. Les familles de propriétaires qui peuplaient autrefois les villages se dispersent dans les villes, et les paysans qui ont pris leur place en achetant à crédit leurs terres sont obligés eux-mêmes d'aller demander à l'industrie le complément de revenu indispensable à leur existence que leur refuse l'agriculture. De là les émigrations qui amènent l'appauvrissement de la terre végétale par la diminution du travail nécessaire à sa fécondation. De là, la création, à l'aide du superflu des richesses conquises par l'industrie, le commerce et l'agiotage, des propriétés de luxe dont tout le produit consiste en un impôt toujours croissant. De là enfin, dans un avenir plus ou moins éloigné, l'absorption par les grands capitalistes d'un sol émietté aujourd'hui en plus de douze millions de parcelles.
Montesquieu vantait il y a un siècle et demi (1) les revenus de l'industrie comparés à ceux de la terre et encourageait le progrès des arts. Mais c'est à tort qu'un publiciste contemporain (2) s'appuie de cette autorité pour chercher dans le luxe un élément de fécondité des sociétés modernes.
Non, ce n'est point le luxe qui enrichit le peuple. L'homme n'est point pauvre pour manquer d'objets somptueux, mais pour manquer de pain, de laine et d'un toit (3). L'industrie de luxe,
(1) Lettre persane 106, écrite de Paris le iU de la lune de Chalval, 1717.
(2) Revue contemporaine, t. XXI, p. 199.
(3) De la Restauration française, par B. Saint-Bonnet, ch. IV.
pour être utile, ne doit pas nuire à la production agricole qui est elle-même liée d'une manière indissoluble à un bon régime municipal.
Nécessité et ^1. — C'est ce que semblaient naguères comprendre dans difficultés les régions gouvernementales des hommes, résolus à chercher
d" une ré-
forme muni- Je remède au socialisme démagogique ailleurs que dans le socialisme fiscal. Tantôt un conseiller d'État de l'empire (1) imputait à l'excès de la centralisation administrative la décadence de l'agriculture et de la population. Tantôt des amis personnels de l'Empereur (2) se séparaient avec éclat, dans des discours officiels, des traditions du césarisme et promettaient à leurs départements l'affranchissement prochain des communes. Tantôt un membre de la famille impériale (3) se plaignait, dans une assemblée publique, de V absorption des forces individuelles par la puissance collective, de la substitution du gouvernement aux citoyens pour tous les actes de la vie sociale, de r affaiblissement de toute initiative personnelle, sous la tutelle d'une centralisation administrative exagérée.
Malheureusement ces aspirations libérales ont trouvé peu d'échos dans la presse parisienne, dont certains organes défendent la centralisation comme le plus puissant auxiliaire de la démocratie, et d'autres, comme le boulevard inexpugnable du gouvernement; et les espérances d'une réforme municipale sembent s'être, sinon évanouies, du moins éloignées.
L'autorité du fait accompli, celte religion des peuples fatigués des discordes civiles ; la résistance d'un personnel de cinq cents mille fonctionnaires résolus à combattre à outrance pro .aris et focis ; le dédain des propriétaires pour des fonctions qui ne sont ni honorifiques ni salariées ; la torpeur des provinces assouplies au joug, et plus avides de repos que de liberté; enfin et surtout, l'aversion du peuple souverain contre les influences aristocrati-
(1) M. Leplay {Population et agriculture),
(2) MM. de Persigny et de Morny, Discours prononcés en 1858 aux conseils généraux de la Loire et du Puy-de-Dôme.
(3) Le prince Napoléon Jérôme, Discours à l'Exposition de Limoges.
tiques qu'il considère comme liées au régime municipal, tout conspire en France contre une réforme qui aurait sérieusement pour objet de faire refluer, dans tous les membres du corps social, l'excès de vie de la capitale.
XLII. — Mais, n'est-il pas possible que le remède naisse de l'excès même du mal (1), et que, sous l'empire d'une volonté constitutionnellement souveraine, la France recouvre à l'improviste, comme dédommagement ou même comme pierre d'attente des libertés politiques, la portion précieuse des libertés civiles, dont la privation cause depuis si longtemps son malaise?
Une réforme municipale est nécessaire, donc elle est possible, malgré les résistances obstinées de quelques-uns. La politique s'accommode d'elle-même aux besoins des temps. Au moyen âge, le serf devait être détaché de la glèbe et dirigé vers les villes, pour y faire prospérer l'industrie. C'est le but qu'atteignirent saint Louis et Philippe le Bel, en créant, l'un les corps d'arts et métiers, l'autre les bourgeoisies. Mais, quand les progrès de l'industrie et de la centralisation dépassent une certaine limite, il faut rétablir l'équilibre entre les champs et les villes, entre les provinces et la capitale.
XLI1I. — Or, on chercherait vainement à opposer des obstacles matériels et directs au déclassement des populations. Que d'efforts le sénat romain n'a-t-il pas faits pour mettre des bornes h la facilité de changer de cité et à l'attrait, toujours croissant, du séjour de Rome?
« Si cela continuait à être permis, disait-on, en peu de lustres les villes se trouveraient dépeuplées, les campagnes désertes, et les unes et les autres ne pourraient pas fournir un soldat (2). » Mais, la faible barrière que les sénatus-consultes opposèrent à l'invasion du torrent, n'en empêcha pas les débordements et les irrémédiables ravages.
(1) Deterrimum genus finitimum optimo. (Gic, de Rep., I, 42.)
(2) Quod si permittatur, per paucis lustris futurum ut déserta oppida, deserti agri nullum militem dare possent. (Tite-Live,
xli-vki.)
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L'histoire de Paris, depuis la fin du seizième siècle, n'est pas sans quelque analogie avec l'histoire de Rome, aux jours de ses progrès matériels et de sa décadence morale.
Sire, écrivait un prévôt des marchands, François Miron, à Henri IV : « Vous avez tort d'attirer à Paris tant et tant d'arti- « sans et manouvriers; votre capitale doit être cité de luxe et (( ville des beaux-arts, et non autre ; si les pauvres sont en ma- « jOrité, ils deviendront le marteau et votre couronne l'enclume, (( ce qui m'a donné à réfléchir. » Henri IV hésitait à se rendre et continuait à faire bâtir des cités ouvrières. « Où donc avez- « vous la tête, mon cher Sire, lui écrit Miron, que vous appe- « liez à son de trompe tant d'ouvriers étrangers à Paris? Faites « de vos villes secondaires des cités commerçantes et artisanes, « c'est bien pensé; mais Paris, votre capitale, cité ouvrière et « ruche d'artisans, c'est poser votre couronne sur un tonnelet « de poudre, pour y mettre le feu vous-même. » Henri IV insista. « Cher Sire, écrivit au roi le courageux échevin, permet- « tez que je me retire : en jurant fidélité au Roi, j'ai promis de « soutenir la royauté. Or, Votre Majesté me commande nn acte « pernicieux à la royauté, je refuse. »
« Compère, répondit Henri IV, vous êtes vif comme un han- « neton, mais à la fin de compte, un brave et loyal sujet. Soyez « content, on fera vos volontés, et le Roi de France ira long- « temps encore à votre école de sagesse et de prud'hommie. Je « vous attends à souper et vous embrasse, Henri. » Ni la prud'homie des magistrats municipaux, des Buisson, des Miron, des Flesselles, ni les bonnes intentions de nos rois n'ont suffi pour empêcher le prodigieux développement de la centralisation parisienne.
XLIV. — Je n'oserais pas proposer, malgré mes doutes à ce sujet, de diminuer au lieu de l'accroître, l'attrait de la capitale du monde civilisé. Quelque exorbitant que puisse paraître un budget de 103 millions affecté à une seule ville, j'applaudis, non sans quelques réserves, aux travaux qui ont transformé les rues étroites et tortueuses et les impasses infects de la boueuse Lutèce en boulevards aérés, en squares verdoyants, en rues
larges et alignées. Mais peut-être dans la reconstruction d'une ville de quatorze siècles faudrait-il se préoccuper plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici des idées que rappellent les monuments et les traditions municipales du vieux Paris. Dans l'antique cité de Philippe-Auguste et de Saint-Louis, apparaissent entre les deux bras du fleuve fréquenté par les nautes parisiens, l'Eglise de Notre-Dame, le Palais-de-Justice, autrefois le palais des rois, la Sainte-Chapelle, l'Hôtel-Dieu, comme pour attester l'esprit de religion, de justice, de charité, de notre vieille monarchie. Sur les bords du fleuve sont, d'un côté, les écoles du quartier latin, de l'autre l'Hôtel-de- Ville entouré des rues consacrées à l'édilité parisienne. Près de ces monuments du moyen âge, survivent dans les quartiers de l'ancienne aristocratie quelques débris des hôtels somptueux que l'action du temps transforme chaque jour en maisons bourgeoises. La ville nouvelle a aussi ses monuments symboliques. C'est le prosaïque temple de Plutus, ce sont les immenses bazars construits à la place des petites boutiques traditionnelles, ce sont les palais où trônent les compagnies financières entourées d'armées de commis dont l'uniforme administratif remplace les livrées bariolées des anciens seigneurs. L'éclat prodigieux de notre civilisation matérielle et la décadence parallèle de notre civilisation morale, respirent en quelque sorte dans les monuments de Paris.
Une étude attentive des transformations de la grande ville, révèle une autre plaie sociale, c'est l'antagonisme des classes dans la confusion des éléments de la hiérarchie sociale.
Le propre du municipe libre est de rapprocher, sans les confondre, des hommes de classes diverses, livrés à des occupations analogues et toujours disposés à se soutenir et à s'entre-aider. Le lien de la cohabitation est un puissant élément de concorde entre les classes de la société, distinctes d'ailleurs les unes des autres par l'éducation, les mœurs, le langage.
Le régime des préfectures tend au contraire à substituer à l'ordre dans la variété, l'uniformité dans le pêle-mêle. Plus de distinctions professionnelles dans l'organisation des quartiers, des rues, des habitations. Plus de ces costumes nationaux qui
s'harmonisent à la fois avec la physionomie distincte des races etavec la diversité des conditions. Nulle autre hiérarchie sociale que l'échelle des revenus. Mais au centre, la ville des riches et autour d'elle, comme une ceinture de fer et de feu, la ville des pauvres avec son immense population nomade d'où pourraient sortir à un jour donné de nouvelles hordes de barbares.
De là, bien plus que de son étendue peu supérieure à celle de Boston et de New- York et inférieure à celle de Londres, la nécessité où l'on s'est trouvé de priver Paris de ses libertés municipales, tout en laissant à cette capitale des révoltes la puissance révolutionnaire dont elle a si souvent abusé pour troubler le repos du monde. De là les progrès d'un régime de commissions municipales déjà étendu à la seconde ville de France et qui a failli l'être à la vieille cité phocéenne, tandis qu'il faudrait au contraire s'engager résolument dans la voie progressive de l'alïranchissement des communes.
Que deviendrait, en eftet, devant une autre invasion de barbares celte France sans institutions municipales, sans esprit public et ne vivant en quelque sorte que de la vie de Paris ? Contre cet immense péril, il n'y a qu'un préservatif possible, c'est la reconstitution, dans les provinces et dans les communes, de l'aristocratie à la fois traditionnelle et personnelle des talents consciencieux, des caractères éprouvés, des familles consacrées par les vertus héréditaires.
Association et patronage sous l'influence de l'esprit municipal et chrétien, tel est le drapeau que notre jeunesse doit arborer en opposition au triple dogme emprunté par les philosophes du dernier siècle à l'école de Machiavel : Matérialisme en doctrine, égoïsme en morale, isolement en politique.
Il est difficile sans doute de gouverner par l'idée du droit, un peuple qui livré depuis plus d'un siècle au hasard des révolulions, ne reconnaît en quelque sorte d'autre principe que le