‹ Droit public de l'église (volume 3)Chapitre 179 sur 199 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

Por.r finir, il conviendrait peut-être de mettre sons les yeux du lecteur la série des concordats conclus, en divers pays, par le Saint-Siège et les chefs d'Etat. Ce tableau serait trop long : depuis les conventions les plus reculées du moyen âge jusqu'à celle que tout récemment le Pape signait avec la Serbie, il couvrirait d'innombrables pages de l'histoire religieuse et les phases les plus troublées de la vie de l'Eglise. Nous ne pouvons entrer dans ces détails.

Il existe de précieux recueils des textes concordataires. 1 On a aussi d'excellentes analyses des matières disciplinaires et politico-religieuses sur lesquelles portent les stipulations dont se composent les différents concordats 2. Et ceux de ces traités qui nous intéressent davantage, parce qu'ils regardent notre ancienne mère patrie, la France, ont fait l'objet de travaux spéciaux, érudits, et consciencieux 3. Nous y renvoyons le lecteur.

Contentons-nous d'ajouter que, parmi les concordats de l'ère moderne, les plus remarquables par leur générosité envers la religion et par leur respect de ses droits paraissent être (avec deux ou trois autres) le concordat autrichien conclu sous François-Joseph en 1855, ^e concordat conclu dans la république de l'Equateur sous Garcia Moreno en 1862, et le concordat de la République Colombienne de 1887 4.

Rien n'est plus désirable pour une nation que de vivre en harmonie avec l'Eglise du Christ, et rien ne peut lui être ni plus glorieux ni plus utile que de se trouver en paix avec le Chef suprême de toutes les nations.

1. Voir, en particulier, Nussi, Conventiones de rébus ecclesiasticis interS. Sedem et civilem potestatem (Mayence, 1870).

2. Satolli, de Concordatis, pp. 72 et suiv. ; D'Alès, Dict. apolog. de la Foi cath., pp. 633-647.

3. Baudrillart, Quatre cents ans de Concordat (Paris, Poussielgue) .

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