‹ Droit public de l'égliseChapitre 116 sur 241 · Freppel, oiiv. cit., p. iq · texte numérisé non relu

Freppel, oiiv. cit., p. iq

2. Ce fut l'une des fautes commises, à son déclin, par l'ancienne monarchie française (édit de 1768, dans Em. Ollîvier, ouv. cit., p. 65) ; — cf. Cavagnis, ouv. et /. cit., n. 337.

3. Rapport Goblet sur les associations (Quesi. act., t. XXXI, p. 231).

4. Conc. de Trente, Sess. XXV, de Rcy. ch. 15, 17; décret de la S. C. des Ev. et Rég., 23 mai 1659. — Cf. saint Thomas, Som. théol, Il-IIae Q. CLXXXIX, art. 5 ; Cavagnis, ouv. et /. cit., nn. 337-338.

la gloire de Dieu éclate, et plus aussi, dans la société, le niveau moral s'élève. L'Eglise seconde cette ascension vers les sommets qu'éclaire une pure lumière, et d'où descendent en flots bienfaisants les plus riches et les plus copieuses effusions de la charité divine.

Le bon sens mcme demande que l'on coopère au bien, non qu'on le paralyse.

Comment donc ne pas déplorer la législation de certains pays où la puissance civile ose s'arroger le droit, non seulement de limiter à son -gré le nombre des maisons congréganistes, mais de fixer et de restreindre le nombre des novices recevables dans chaque maison ^ ? Nous sommes ici en présence de questions de discipline trop manifestement liées aux intérêts spirituels pour que l'Etat puisse, sans commettre un grave délit de frontière, s'avancer sur ce terrain et y imposer ses volontés. On trouvera, pour l'excuser, des sophismes et des arguments captieux; on n'apportera, pour le justifier, aucune raison valable ".

Cette ingérence est-elle plus plausible, lorsque les pouvoirs publics éliminent des établissements religieux qu'ils consentent à reconnaître, tout sujet de nationalité étrangère, ou qu'ils leur interdisent toute dépendance vis-à-vis d'un chef résidant en dehors des bornes de l'Etat?

Nous ne pouvons l'admettre. fl

Quelque noble que soit l'amour de la patrie, et quelque légitime que paraisse le souci de ses intérêts et de sa grandeur, il n'est ni raisonnable ni équitable que cette préoccupation s'enferme dans un exclusivisme étroit. Les nations sont faites, non jx)ur s'entredétruire, mais pour travailler à l'œuvre sociale commune. Ce sont des membres d'une même famille humaine, des rameaux d'un même tronc adamique. L'intérêt de la civilisation exige que, tout en gardant leurs traits propres et leur juste autonomie, ces di-

1. Certaines républiques américaines, dont les chefs prétendent le droit de patronat, n'hésitent pas, d'autre part, à s'ingérer dans la nomination des supérieurs des communautés religieuses. (Giobbio, ouv. et vol. cit., pp. 440- 441).

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