Delassus, ouv, cit., t. II, pp
5. Ihid., pp. 676 et suiv.; — cf. Drumont, La France juive, t. II, 1. VI (92e éd.).
problèmes de l'autorité et de îa liberté, de la richesse et du travail, l'Eglise catholique n'a cessé et ne cessera d'être le meilleur rempart du droit, la plus sérieuse garantie de l'ordre, l'impartiale conseillère des princes, et l'incomparable bienfaitrice des peuples. Les plus puissants monarques ont recherché dans cette force un soutien; et ceux-là mêmes qui voulurent en abuser et l'exploiter à leur profit, lui ont rendu, sans le vouloir, le plus solennel hom-^ mage.
C'est donc faire preuve de la plus étrange aberration, que d'entraver d'une main l'essor des congrégations religieuses, et de prodiguer de l'autre aux sociétés antireligieuses toutes les faveurs de la liberté. Une nation où domine cette politique absurde, et qui par ses représentants y adhère, se fait l'ouvrière consciente de sa propre et prompte déchéance.
On ne touche pas à la religion sans atteindre du coup les bases mêmes de l'ordre social.
Dans le système maçonnique, de même que la raison présomptueuse se montre impatiente de tout dogme, ainsi la volonté orgueilleuse ne peut souffrir aucun frein. En se révoltant contre l'autorité de l'Eglise, l'homme, par une logique brutale, est entraîné à se rebeller contre l'autorité civile elle-même. Ces deux pouvoirs, issus d'un même principe, sont solidaires: ils se soutiennent l'un l'autre; ils se fortifient l'un par l'autre; l'un ne peut être ébranlé sans que l'autre en éprouve un contre-coup funeste.
Aussi voyons-nous les maçons, ceux du moins en qui se concentre tout l'esprit de la secte, associer dans une horreur commune l'autel et le trône, la tiare et la couronne. Pour eux, et pour tous ceux que leurs théories séduisent, prêtres et rois ne sont que d'iniques tyrans dont il faut, à tout prix, délivrer les peuples opprimés. Vers la fin du dix- huitième siècle, un auteur fort renseigné disait de la maçonnerie ^ : « J'ai vu se former une association ayant pour but unique de détruire jusque dans leurs fondements tous les établissements religieux et de renverser tous les gouvernements existants en Europe. J'ai vu cette association rc-
I, Dans Deschamps, ouv. cit., t. J, p. 447.
pandre ses systèmes avec un zèle si soutenu qu'elle est devenue presque irrésistibie ; et j'ai remarqué que les personnes qui ont eu" le plus de part à la révolution française étaient membres de cette association ; que leurs plans ont été conçus d'après ses principes et exécutés avec son assistance. »
Ce n'était là que le premier acte, bien tragique assurément, du drame terrible dont les scènes, habilement conçues et sournoisement préparées, vont, depuis, se déroulant sur le théâtre politique, et tendent, selon le vœu et la théorie des maçons, à une transformation totale de la société. Par le mépris qu'il affiche à l'égard de toute monarchie, et par les idées radicales dont il se fait le protagoniste, le naturalisme maçonnique tient en germe toutes les révolutions.
Tout pouvoir, d'après ce système, est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple, de telle sorte que, si la volonté populaire change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'Etat même malgré eux i.
Doctrine fausse, prétention foncièrement subversive, qui fraye la voie à des conséquences plus pernicieuses encore, « à savoir le partage égal et la communauté des biens entre tous les citoyens". » C'est ainsi que le socialisme et tous systèmes destructeurs de l'organisation sociale, sortent comme des rejetons de la souche maçonnique.
Cette végétation d'idées malsaines et de projets égalitaires étouffe tout ce qu'il y a de noble dans l'instinct des peuples, tout ce qu'il y a de glorieux dans leurs traditions, tout ce qu'il y a de patriotique dans leurs aspirations. C'est un maçon haut grade qui a écrit ^ : « Effacer parmi les hoiTunes la distinction de rang, de croyances, d'opinions, de patrie, faire de tout le genre humain une seule et même famille, voilà le grand œuvre qu'a entrepris la maçonnerie. » N'est-ce pas dire assez clairement, ce que les faits d'ailleurs démontrent, que la secte judéo-maçonnique aspire de