Jbid., art
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, simples oratoires privés ou publics, mais aux églises de paroisse* dans lesquelles les prêtres s'acquittaient du service cultuel. Le curé la recevait, sans toutefois la garder intégralement pour lui-
1 même. Elle devait, d'après un décret du pape Gélase, être par-
; tagée entre quatre catégories de bénéficiaires: l'évêque, le clergé
! paroissial, les pauvres, et la fabrique \
L'impôt de la dîme tenait ainsi la place de certains revenus et de ressources subsidiaires ajoutés plus tard au budget des églises;
f et il n'eût pu, d'autre part, satisfaire tant de besoins, si on ne lui avait assigné, dès le principe, les bases les plus larges. Il y avait les dîmes personnelles et les dîmes réelles. Celles-ci étaient imposées sur les produits du sol et la progé-
I niture des animaux, et on les distinguait pour cette raison en
! dîmes prédiaîes et dîmes de charnage.
Celles-là frappaient les salaires, les fruits de l'industrie et du
; commerce, même les revenus seigneuriaux -. Elles se maintinrent
' moins uniformément que les premières, et au dix-septième siècle.
, écrit l'abbé Villien ^, elles avaient disparu.
\ Cette différence ne tiendrait-elle pas au fait que les dîmes réelles portent sur des biens dépendant moins de l'activité libre de l'homme que des lois fécondes et des agents mystérieux de îa Providence, et qu'elles constituent, de ce chef, un tribut dime légitimité plus visible et d'un caractère plus sacré? Comment, en
' vérité, ne pas admirer le noble spectacle de l'agriculteur liant,
' d'une main pieuse, sa dixième gerbe pour l'offrir à Dieu, et proclamant, par cette modeste contribution, tout ce qu'il doit à Celui qui d'une parole peupla le néant, dont la rosée humecte les sillons, dont la vertu gonfle les germes, dont le soleil dore et mûrit les épis? Ce geste porte en lui-mêrne le plus haut et le plus éloquent symbolisme. Et, dans l'acte du paroissien déposant aux pieds âi% prêtre une portion quelconque du rendement de ses terres et du profit de ses mains, ce qu'il faut donc voir, ce n'est pas seulement,
1. Univ. cath., art. cit., p. 384; Villien, onv .cit., p. 332.