‹ Droit public de l'égliseChapitre 152 sur 241 · Ouv. et end. cit · texte numérisé non relu

Ouv. et end. cit

3. Ane. et nouv. discipl. de l'Eglise, t, VU, 1. II, ch. 36; 1. III, ch. 26 et ;uiv.;— cf. Vacant-Mangcnot, Dict. de thêol. cath.. t. II, col. 854-857.

tance des clercs, du soulagement des pauvres, de la conservation et de rornenientation des églises. A la lumière de cette tradition, ies Paires, les évoques, les bénéficiers de tout rang, nous apparaissent moins comme de libres propriétaires que comme des gérants, resjx^nsables au tribunal de Dieu et de la conscience, d'un patrimoine sacré.

Les biens de l'Eglise, décrétait le premier concile d'Orléans et répétait trois siècles plus tard un concile d'Aix-la-Chapelle ^, les biens de l'Eglise ne Itxi ont été donnés que pour nourrir le clergé, pour réparer les temples, pour soulager les pauvres et racheter les captifs.

11 y eut assurément, dans l'eniploi des revenus ecclésiastiques, cle graves et criants abus.

Nous ne pouvons taire, ni l'exemple des prélats vaniteux qui, c\u dire de Tbomassin -, « faisaient consister la dignité et la sainteté même de Tépiscopat dans une vaine ostentation de supeiiluités et de somptuosités profanes >> : ni les invectives aussi véhé-, mentes (iiie motivées d'un saint Pierre Damien et d'un saint Ber-I nard " contre le luxe scandaleux de certains bénéficiers de leurl temps; ni les goûts fastueux et les prodigalités mondaines del princes et de cbefs de TB^glise dont la conduite, déréglée ou lé-' -gère, fut ])our l'Epouse du Clu'ist le sujet d'une si profonde tris-' ■ xesse *.

C'est le côté humain ei vulnérable d'une institution fondamentalement divine.

Mais au milieu et au-dessus de si fâcheux exemples, que de vieî édifiantes et que de spectacles consolants! Combien de religieu> et de clercs, combien de prélats, d'évéc|ites. de Pontifes romains loin de dissiper en frivolités coupables le bien des pauvres, s'em ployèrent de toutes manières, et au prix des plus dures privations à en accroitre les réserves précieuses! Combien, pour grossir oi sauvegarder ce dépôt inviolable, y ajoutèrent leur propre patri! moine, ne portèrent que des habits usagés, ne prirent place qii'; une table frugale, renoncèrent au confort le plus légitime, auij

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