‹ Droit public de l'égliseChapitre 162 sur 241 · I.KS FONDATIONS PIEUSKS · texte numérisé non relu

I.KS FONDATIONS PIEUSKS

Tous les êtres tendent à se conserver eux-mêmes, du moins à se reproduire et à se multiplier dans l'unité et la pérennité de Fespèce.

Loin d'échapper à cette loi, Thomme lui obéit par un instinct plus haut et dans une manifestation plus noble. Il n'aspire pas seulement à se perpétuer en des fils qui [)ortent son nom; il vise à s'immortaliser en des oeuvres qui glorifient sa mémoire. La raison lui révèle les nécessités et les possibilités de l'avenir. C'est, pour une âme généreuse, un souci naturel et comme un besoin profond de créer des œuvres et d'organiser des secours qui, par leur caractère et leur efficacité, défient les ravages du temps.

Ainsi s'expliquent tant de fondations diverses dont les auteurs, soit par des dons entre vifs, soit par libéralités testamentaires, affectèrent pour toujours à d'importants services sociaux, services de religion, services de bienfaisance, services d'enseignement, des revenus fixes et constants.

L'utilité de ces fondations se démontre par leur ancienneté même.

On en trouve des traces visibles jusque dans les âges les plus reculés ^. Dès l'aurore du christianisme, de riches convertis consacrèrent leur fortune à fonder des œuves durables de moralisation et de charité. ^< Hospices, hôpitaux, asiles se dressèrent comme par enchantement à l'ombre des temples ^ ». Cet élan spontané s'accentua et se généralisa à la suite de la politique libératrice inaugurée par Constantin. L'édit de 313 avait accordé lai

1. Fénelon, Les fondations et les établissements ecclésiastiques, pp. 12-15 (Lethielleux, Paris). |

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