‹ Droit public de l'égliseChapitre 181 sur 241 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

l'immunité locale

La majesté de Dieu ne rayonne pas seulement sur les hommes qui en portent, imprimé au front, par l'effet de leur vocation, le caractère sublime. Elle se reflète également sur les édifices et sur les lieux que leur origine, leur forme, leur destination cultuelle, situent dans un cadre géographique spécial, et rapprochent en quelque sorte de la Divinité.

Rien donc d'étonnant qu'il y ait, outre l'immunité dont jouissent les personnes ecclésiastiques, certains privilèges attachés aux^^ églises et à d'autres lieux sacrés, et qu'on appelle immunités locales.

. Ces immunités se justifient par le respect dtà aux choses saintes. Notre-Seigneur un jour ^ ne marqua-t-il pas, par son zèle indigné contre les vendeurs et les changeurs installés dans les portiques du temple, combien les édifices du culte méritent de révérence?

C'est sous l'empire de ce sentiment que les autorités catholiques se sont, à toutes les époques, fait un devoir d'écarter des églises et des maisons de prière tout ce "qui peut en troubler le calme et en profaner la sainteté ^, et qu'elles y interdisent sévèrement, en même temps que la musique mondaine et les représentations théâtrales, toute action, toute réunion, toute conversation séculière

Page 1