‹ Droit public de l'égliseChapitre 23 sur 241 · Ouv. cit., p · texte numérisé non relu

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une situation juridique supérieure et, par conséquent, indépendante \ »

Cette indépendance nécessaire au Souverain des âmes entraîne ix)ur lui, par une conséquence rigoureuse, le bénéfice de l'exterritorialité : elle l'exempte, en quelque endroit du monde qu'il se trouve, de toute juridiction étrangère; elle élève autour de lui un rempart de respect ; elle confère à cette haute et apostolique majesté une prérogative spéciale et protectrice qui la rend partout inviolable et sacrée ". Et ce privilège d'exceptionnelle immunité n'atteint pas seulement la personne même du Pape ; il s'étend, par corrélation naturelle, au palais que le Pontife habite, et aux biens meubles et immeubles qui en dépendent ^. Le gouvernement italien lui-même,^ au lendemain de l'usurpation de Rome, s'est vu forcé d'ojfïrir et d'assurer, ostensiblement du moins, par une loi dite des garanties *, à celui qu'il venait de dépouiller si honteusement de ses Etats, ces marques non équivoques de sa souveraineté.

1. Le savant canoniste ajoute (ibid.) : " Comme le Souverain Pontife ne peut remplir par lui-même toutes les fonctions de sa charge, et qu'il a besoin pour cela d'un grand nombre de ministres et de collaborateurs, il suit de là que ces derniers aussi doivent être exempts de toute sujétion à une autre autorité, en tant qu'ils sont l'organe du Souverain Pontife. "

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