‹ Droit public de l'égliseChapitre 24 sur 241 · Citons textuellement quelques articles de cette loi · texte numérisé non relu

Citons textuellement quelques articles de cette loi

Art. I. — La personne du Souverain Pontife est sacrée et inviolable.

Art. 2. — L'attentat contre la personne du Souverain Pontife, et la provocation à le commettre, sont punis des mêmes peines établies pour l'attentat, et la provocation à le commettre, contre la personne du roi.

Art. 5. — Le Souverain Pontife continue à jouir des palais apostoliques du Vatican et de Latran, avec tous les édifices, jardins et terrains qui y sont annexés et en dépendent, non moins que de la villa de Castel Gandolfo avec toutes ses attenances et dépendances. Les dits palais, villa et annexes, aussi bien que les musées, la bibliothèque et leurs collections artistiques et archéologiques, sont inaliénables, et affranchis de toute contribution ou charge, et d'expropriation pour cause d'utilité publique.

Art. 7. — Aucun officier de l'autorité publique ou agent de la force pubKque ne peut, pour exercer des actes de sa propre charge, s'introduire dans les palais et lieux de résidence habituelle ou de séjour temporaire du Souverain Pontife, ou dans lesquels se trouve rassemblé soit un Conclave soit un Concile œcuménique, à moins que le Souverain Pontife, le Conclave ou le Concile,, n'en donne l'autorisation. (Questions actuelles, t. XL pp. 173-175)-

Elles ne sont pas les senles dont la Papauté ait reçu, du pouvoir usurpateur, l'officiel témoignage. Un souverain légitime mérite plus que des garanties de sécurité : il doit être entouré de tous les égards, et escorté de tous les honneurs, dus à sa dignité suprême. C'est confonnément à ce principe, dont le mépris eût soulevé d'universelles réclamations, que la loi italienne susmentionnée maintient pour le Pape ^ « les prééminences d'honneur que lui reconnaissent les souverains catholiques " », et qu'elle affirme « le droit qu'il possède d'avoir le nombre accoutumé de gardes attachés à sa personne et à la défense de ses palais. »

Le visiteur que le Saint-Père daigne recevoir en audience, et à qui cette faveur insigne permet de traverser, au milieu des nobles panaches et des brillants uniformes, les salles et les antichambres somptueuses du Vatican, ne peut se défendre d'une extraordinaire impression de respect ému, de vénération profonde, de religieuse et grandissante admiration. Le sentiment de la présence d'une grandeur plus qu'humaine le domine; tout lui dit qu'il est admis auprès de l'autorité la plus élevée, et qu'il va s'incliner aux pieds du trône le plus majestueux de la terre.

Ce sentiment unique, éprouvé par des gens de tout âge, de toute condition et de toute croyance, s'expliquerait mal, s'il n'émanait effectivement de la réalité la plus haute et la plus auguste, et s'il n'en était comme l'expression vivante et la démonstratior. spontanée. Nulle part mieux qu'autour du Pape n'éclate la survivance du Christ en son vicaire; et c'est dans cette atmosphère où flotte une gloire si pure, et 6\x passe sous nos yeux la vision sereine d'une puissance idéale et d'une royauté immortelle, que l'on saisit bien toute l'énergique vérité de l'inscription célèbre gravée sur l'obélisque qui orne l'immense place de Saint-Pierre: Christu^ vincit, Christiis régnât, Christus imperat.

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