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LES RELATIONS DIPLOMATIQUES DU SAINT-SIEGE

De tout temps les rapports, créés par la force même des choses, «entre l'Eglise et l'Etat, ont rendu nécessaires ou du moins hautement utiles des ambassadeurs du Saint-Siège auprès des cours civiles. Le Pape ne pouvant, dans la plupart des cas, aller plaider en personne devant les souverains la cause catholique, ni confier aux hasards d'une simple correspondance les affaires les plus graves et les plus délicates, dut de bonne heure, à la façon des princes séculiers, se servir d'agents diplomatiques.

Quelques auteurs font remonter jusqu'à l'époque de Constantin les premières délégations apostoliques \ Nous constatons que dès le cinquième siècle il en est fait une mention positive ". Un personnage ecclésiastique, appelé apocrisiaire, devait, par ordre du Pape, se tenir à la cour byzantine pour y surveiller et y défendre les intérêts de l'Eglise romaine.

Le moine bénédictin qui allait prendre place dans l'histoire sous le nom glorieux de Grégoire le Grand, eut à remplir ces importantes fonctions. Modèle des délégués comme il le fut des |X)ntifes, l'humble apocrisiaire, dans le rôle plein de périls dont il était chargé, savait allier aux nécessités de la vie sociale le labeur le plus intense et la pratique régulière des plus austères vertus '. Et il ne jetait les }/eux sur le faste éblouissant de la cité impériale que pour les reporter avec amour sur l'Eglise qu'il représentait, et dont il cherchait, par-dessus tout, à servir les intérêts et à faire triompher les vues.

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