‹ Droit public de l'égliseChapitre 29 sur 241 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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3 Cf. Mourret, Histoire générale de î'Bglise, t. III, 2e éd.» pp. 61 et suiv. (Bloud & Cie, Paris, 1909.)

Vers le même temps fonctionnait déjà, sous une forme et avec lin prestige que l'action des siècles devait graduellement entamer, l'institution des légations primatiales \ Sont désignées sous ce nom d'anciennes juridictions attachées par le Pontife de Rome aux sièges épiscopaux, — les principaux de chaque pays, — dont les titulaires, par le fait seul de leur promotion, assumaient jadis le titre et la charge de légats.

Il ne serait pas sans intérêt de sui\ re à travers les âges le fonctionnement de cette charge, de voir quand et comment, par la volonté du Chef de l'Eglise, elle dut s'effacer et faire place aux délégations plus directes d'où est sortie l'organisation moderne de la diplomatie pontificale. Mais cette étude, principalement historique, sortirait du cadre que nous nous sommes tracé.. Qu'il nous ' suffise, pour bien faire comprendre l'un des rouages les plus utiles du gouvernement ecclésiastique, d'ajouter que les agents diplomatiques actuels du Saint-Siège peuvent se répartir en cinq classes distinctes: les légats a latere; les nonces; les internonces; les envoyés extraordinaires et délégués apostoliques; enfin, les chargés d'affaires.

Au premier rang de la hiérarchie diplomatique figurent les légats a latere. On les appelle ainsi, parce que le Pape les choisit parmi les cardinaux, c'est-à-dire parmi les conseillers habituel» et les plus intimes, et qu'il les détache en quelque sorte de sa personne sacrée. Grâce à cette circonstance et à d'éminentes qualités personnelles, ces dignitaires peuvent créer, là où ils vont, et dans les contrées qu'is traversent, une impression profonde, et faire rayonner au loin, en tout son éclat, la majesté du Siège apostolique. Ce n'est qu'à l'occasion d'événements considérables ^ et de la plus haute portée que l'autorité pontificale les délègue. Leurs pou\'oirs sont très étendus ^ ; de la part de l'Eglise, de la part même de l'Etat, ils ont droit aux plus grands honneurs.

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