LE SIEGE DE LA PAPAUTE
C'est une vérité de foi formellement définie ^ que le gouvernement général de l'Eglise a été confié par Notre-Seigneur à l'apôtre Pierre et, dans la personne de Pierre, à chacun de ses légitimes successeurs.
Où se trouve cette succession séculaire, sur laquelle porte tout l'édifice du christianisme?
Certains écrivains, plus soucieux de légitimer l'hérésie que de servir la cause du vrai, ont osé révoquer en doute, nier même la réalité du voyage de saint Pierre à Rome, de son séjour et de sa mort en cette ville. C'est une opinion absurde, et qui ne tient pas debout. S'il y a dans toute l'histoire un fait indiscutable, c'est bien celui qui, comme un anneau d'or, rattache la chaîne continue de tous les pontifes romains au pontificat du Prince des apôtres; et seul le désir d'absoudre l'apostat Luther, en ruinant les fondements de l'autorité papale, a pu donner naissance à une telle con^ troverse.
L'Ecriture, la liturgie, les traditions les plus anciennes des Eglises d'Orient et d'Occident, le sentiment des Pères, le témoignage d'écrivains dont la vie confine au premier siècle de l'ère chrétienne, toutes les voix s'unissent pour attester que Pierre est réellement venu à Rome, qu'il y a prêché, baptisé, fondé une Eglise, qu'il a soufïert et qu'il est mort martyr sur ce noble champ de ses labeurs ^
L'archéologie confirme, d'éloquente manière, ces données si sûres et ces attestations si péremptoires. Rome entière par ses