‹ Droit public de l'égliseChapitre 4 sur 241 · Concile du Vatican, Const. de Ecclesia, ch. I-II · texte numérisé non relu

Concile du Vatican, Const. de Ecclesia, ch. I-II

2. Cf. Fouard, Saint Pierre et les premières années du christianisme , 8e éd., ch. XIV, ch. XVIII, app. IV : S. Pierre à Rome ;— Marucchi, Le Memorie degli apostoU Pietro e Paolo in Roma, 2e éd., I903-

îiionuments, ses cimetières, ses temples, par le langage de ses marbres et le symbolisme de ses peintures, proclame Tauthenticité d'un fait dont le souvenir Timprègne, dont la gloire l'enveloppe et l'auréole \ On montre, et on entoure des marques du plus religieux respect la chaire d'où saint Pierre répandait ses enseignements^; on visite avec émotion le cachot où il souffrit; on vénère et on couvre de larmes les chaînes qui le tinrent captif. Dès l'époque la plus reculée, d'innombrables fidèles de toutes conditions et de tous pays sont venus, avec une foi ardente, s'agenouiller et prier sur le tombeau du Chef des apôtres.

Tout cela ne serait-il qu'une imagination vaine, qu'une colossale tromperie? Comment, dans cette hypothèse, expliquer que parmi tant d'hommes probes, éclairés et impartiaux, qui illustrèrent l'Eglise, nul ne se soit levé avant l'âge moderne pour protester contre une telle méprise et pour démasquer l'impos-' ture ?

Non, la réalité du séjour et de la mort de saint Pierre dans la ville des Césars constitue un fait dogmatique d'une portée souveraine, et d'une certitude égale à son importance ^. Et on ne saurait rejeter ce fait sans fouler aux pieds les principes mêmes de la vérité historique et les règles élémentaires du bon sens. Forcés par l'évidence, des ennemis déclarés de l'Eglise n'ont pu s'empêcher de joindre au témoignage catholique la voix de leur conscience \ et de faire écho, sur ce point, à l'imposante tradition de tous les siècles chrétiens.

Le Chef des apôtres est donc venu à Rome: il y a fondé l'Eglise de ce nom, et, sur ce fondement même, il a établi l'incomparable dynastie dont le sceptre, seul entre tant d'autres, n'a jamais faibli ni vieilli. En présence de ce fait capital, une questioî* se pose: — Pourquoi Pierre, ou mieux pourquoi Dieu dont l'apêtre n'était sans doute qu'un docile instrument, crut-il devoir

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