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2. Ihid. — Dans une autre lettre au cardinal Rampolla (8 oct. 1895), ^^ même Pape déclarait qu'" aucune disposition juridique ne pourra jamais conférer Findépendance vraie sans une juridiction territoriale". — Comment concilier avec ces paroles de Léon XIII l'opinion de certains catholiques, que la question romaine pourrait se régler par l'internationalisation de la loi des garanties modifiée sur divers points? Nous laissons à d'autres le soin de le dire.
3. Sur la Séparation de l'Eglise et de l'Etat en France, ch. VIII (1905) ; on a là toute la pensée de Pie X.
4. L'espace nous manque pour enregistrer l'adhésion de Pépiscopat catho- Kque contemporain aux déclarations réitérées et autorisées du Saint-Siège. Nous nous bornerons à reproduire les paroles suivantes d'un prélat qu'on ne saurait suspecter d'un attachement trop vif aux institutions surannées : " L'indépendance, si nécessaire au Pontife romain, en conséquence de la nature de la constitution de l'Eglise et aussi de sa mission, ne peut être assurée sans que le Pontife règne sur un territoire qui n'ait pas d'autre maître. L'Eglise, établie sur la terre, pour travailler sur la terre, doit avoir un séjour terrestre; il faut que, quelque part, son Chef mette le pied sur la terre, et, si cet endroit du monde appartient à un autre, le Pape n'est pas libre, indépendant, comme il conviendrait". (Mgr Ireland, Questions actuelles, t. LVII, p. 112).
Voilà, certes, des affirmations bien nettes, des textes d'une même inspiration religieuse, d'une même signification politique, qu'il n'est permiis à personne ni d'éluder, ni de fausser. C'est, dans l'état social actuel, uniquement, exclusivement, par le rétablissement du pouvoir temporel, que la question romaine peut et doit se résoudre.
Cette solution, la seule légitime, et qui intéresse au plus haut point toutes les nations chrétiennes, nous reconnaissons qu'elle relève surtout et en dernier ressort de l'autorité suprême du Pape; mais n'y a-t-il pas, pour tout catholique, profit et satisfaction à rechercher, dans un esprit d'humble soumission au Saint- Siège, les combinaisons qui la rendent possible et réalisable?
Diverses propositions ont été mises à l'étude : nous ne pouvons qu'indiquer, bien sommairement, les plus plausibles.
Et pourquoi, tout d'abord, ne reprendrait-on pas l'idée conçue, dès le début de son règne, par Pie IX lui-même \ d'une confédération italienne*? « Lorsqu'en 1848, écrit une plume autorisée ^ l'idée de l'unité commença à se répandre, tous conviennent que le dessein était de faire une union fédérative qui eiit été et serait encore plus naturelle, plus conforme aux conditions ethnographiques, sociales et économiques de nos peuples. . . Les résultats qu'a donnés et que donne encore l'unité fédérative, là où la diversité des races ou des autres conditions produit une hétérogénéité notable d'éléments, ne laissent rien à désirer. Les Etats-Unis de l'Amérique du Nord, républicains, et rAllemagne, composée d'Etats monarchiques, sont deux exemples qui montrent comment les éléments hétérogènes d'une nation peuvent procurer, au suprême degré, les avantages de l'union d'Etat, sans perdre leur individualité. » Et l'auteur s'applique à faire voir comment, dans les provinces papales, ce régime pourrait se concilier avec la plus grande somme d'autonomie : la souveraineté du Pape, dit-il,