‹ Droit public de l'égliseChapitre 64 sur 241 · Dictionnaire de théol. cath., t. III, col · texte numérisé non relu

Dictionnaire de théol. cath., t. III, col

3. Par sa bulle Qui Christi Domini, Pie VII fit table rase des anciennes circonscriptions diocésaines au nombre de cent trente-six, et il créa soixante nouveaux sièges, partagés en dix métropoles.

compte près de trente ^ traités î>olitico-religieux où la distribution des territoires ecclésiastiques forme un des objets sur lesquels les deux pouvoirs sont tombés d'accord. Or, dans ces conventions, tantôt le Souverain Pontife se contente d'ériger, de supprimer, d'unir, de diviser les diocèses, après entente préalable avec la puissance séculière; tantôt, conscient de son droit, de sa pleine et native autorité sur cette matière, il affirme en termes formels, dans l'acte même où il l'exerce, ce droit souverain ^.

Quelques-uns de ces concordats traitent du rétablissement ou de la réorganisation de la hiérarcbie catholique, bouleversée et ruinée au seizième siècle par la Réforme.

Rien de plus consolant que le spectacle de restauration religieuse donné, depuis cent ans, chez plusieurs nations, par l'Eglise.

D'une part, il faut l'avouer, les sectes maçonniques, aidées de toutes les ressources qu'assurent aux puissances du mal les défaillances intellectuelles et morales de l'humaine nature, ont affaibli en de nobles contrées, jadis toutes catholiques, la religion, qui en était le soutien et la gloire. L'ennemi est monté à l'assaut des plus fortes citadelles, et celles-ci, soit insouciance, soit lassitude, ne surent pas toujours se défendre avec l'union et l'entrain qu'on pouvait en attendre.

D'autre part, en des pa)'S lamentablement dévastés par l'hérésie, l'intolérance farouche s'est relâchée de ses premières rigueurs, et, par un travail de reconstruction obscur et tenace, d'illustres Eglises ont été relevées de leurs ruines. Telles les Eglises d'Allemagne', de Suisse*, d'Angleterre', de Hollande ^ d'Ecosse',

I. Nussi, Conventiones de rébus ecclesiasticis inter S. Sedem et civilem Potestatern, p. 422.

^ 2. Concordat de 1855 avec l'Autriche, art. 18 ; concordat de 1862 avec l'Equateur, art. 16. La formule employée est celle-ci : " Sancta Sedes, proprio utens jure, novas diœceses eriget '' etc. (Nussi, ouv. cit., pp. 314 et 354; cf. Satolli, De Concordatis, pp. 83-86).

3. Voir les concordats conclus avec la Prusse et le Haut-Rhin (1821) et avec le Hanovre (1824).

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