‹ Droit public de l'égliseChapitre 97 sur 241 · Voir Quest. act., t. CX, pp. 92 et suiv · texte numérisé non relu

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par l'effort collectif de ses membres, pour atteindre ce noble but.

C'est d'elle que sont nées tant d'associations, qui, sous le nom de confréries, apparaissent dès l'aube du moyen âge ^ dans la vie des paroisses, et, multipliant leurs objectifs comme leurs vocables, imprimèrent aux foules croyantes une orientation si haute et un élan si merveilleux. Dans la seule ville de Florence, au témoignage de l'historien Pastor "", le « nombre des associations bourgeoises ou compagnies ayant pour objet des exercices pieux s'élevait, au commencement du seizième siècle, à soixante-treize. » Fécondes en œuvres de religion, de dévotion et de charité, les confréries contribuèrent, accessoirement il est vrai, aux progrès de l'art, de l'architecture, de la poésie, du drame populaire ''\

Leur histoire a naturellement subi le contre-coup des guerres et des révolutions, comme aussi l'influence des évolutions de la doctrine. Elles eurent leurs heures de troubles, leurs périodes d'arrêt. Le régalisme prétendit maintes fois les plier à sa volonté, modifier leurs statuts, délimiter leurs oeuvres, s'ingérer dans l'administration de leurs biens, confisquer même à son profit cet héritage de piété et de solidarité religieuse *. Et ces prétentions, vivaces comme la passion du pouvoir, n'ont pas cessé de s'affirmer et de se donner libre cours.

Dans beaucoup de pays, dit Léon XIII ^*, l'Etat a porté la main sur les sociétés catholiques, et a accumulé à leur égard injustice sur injustice: assujettissement aux lois civiles, privation du droit légitime de personne morale, spoliation des biens. Sur ces biens, l'Eglise avait pourtant ses droits ; chacun des membres avait les siens ; les donateurs qui leur avaient fixé une destination, ceux enfin qui en retiraient des secours et du soulagement avaient les leurs. Aussi ne pouvons-nous nous empêcher de déplorer amèrement des spoliations si iniques et si funestes.

Ces injustes procédés n'offensent pas seulement les droits inaliénables de l'autorité ecclésiastique; ils violent la liberté, si large-

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