‹ Droit public de l'égliseChapitre 98 sur 241 · Encycl. Rermn novanim, 16 mai · texte numérisé non relu

Encycl. Rermn novanim, 16 mai

ment octroyée de nos jours, du droit commun. Et, en privant des avantages de cette liberté toute une catégorie de groupes sociaux, ils préparent au despotisme, sur d'autres terrains, de prompts succès et de regrettables triomphes.

Seules là religion et les œuvres qu'elle inspire, — œuvres et religion auxquelles d'aveugles politiques marchandent leur place sous le soleil, — peuvent sauver la société des désordres et des conflits de classes qui la menacent.

Les corporations ouvrières, par leur côté matériel, ne tombent sans doute pas, directement et immédiatement, sous la juridiction de l'Eglise. Néanmoins, que de points de contact, importants, inévitables, entre l'action syndicale et l'influence religieuse ! C'est l'auguste parole de Léon XIII qui nous en assure.

Certains hommes, écrit ce Pontife i, professent l'opinion, et elle se répand parmi le peuple, que la question sociale n'est qu'une question économique. Il est très vrai, au contraire, qu'elle est avant tout une question morale et religieuse, et que, pour ce même motif, il faut surtout la résoudre d'après les règles de la morale et le jugement de la religion.

C'est pourquoi, au moyen âge, corporations et confréries, lorsqu'elles ne se confondaient pas dans une même organisation, marchaient en plein accord vers deux buts distincts, mais subordonnés l'un à l'autre ". La corporation visait les intérêts du corps ; la confrérie prenait soin des intérêts de l'âme. Et de même que le corps tire du principe supérieur qui l'anime, sa vitalité et ses énergies, ainsi les groupements corporatifs puisaient dans la religion l'amour du travail, le souci de l'ordre, le sens de l'équité, le zèle et les délicatesses d'une charité mutuelle.

De nouvelles conditions économiques ont fait surgir, "dans l'âge moderne, de nouveaux problèmes sociaux ^. L'Eglise, fidèle gardienne de la morale naturelle et de l'honnêteté populaire, s'en préoccupe, et les papes ont formulé sur ces graves problèmes, et

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