Œuvres polémiques, VIe série, p
s. Mgr Freppel protestait contre une proposition de loi obligeant les titulaires ecclésiastiques à livrer la clef de leurs églises à toute réquisition écrite lu maire,
Nul aussi bien que l'Evêque dont le curé tient la place, ne peut juger, dans l'ordonnance du plan de l’église et dans la disposition de son mobilier, de ce qui répond le mieux aux exigences du culte et de ce qui peut contribuer davantage à l'édification publique. Voilà pourquoi c’est au curé, ou à l’'Evêque par le curé, de déterminer l'endroit le plus convenable pour la chaire ou les autels, de fixer le nombre des sièges ou la longueur des bancs, de choisir les statues, les tableaux, les verrières propres à orner la demeure de Dieu et à nourrir et exciter la dévotion des fidèles. « Le curé, remarque l'abbé Fédou * ayant exclusivement le droit de présider à toutes les dispositions intérieures de l'Eglise, lorsqu'il ne doit résulter des déplacements aucune dépense, peut aussi sans nul doute déterminer la place que les divers objets du culte occuperont dans l'édifice religieux, sauf recours à l'évêque. Tous les auteurs sont d'accord sur ce point.» Et d’après cette même doctrine conforme aux principes chrétiens, là où existe un conseil d’administration dans lequel des laïques sont ad joints au curé, les membres de ce conseil ne peuvent rien statuer ni exiger ni faire qui, aux yeux d2 l'autorité ecclésiastique, ne semble pas pleinement en harmonie soit avec l'honneur de Dieu, soit avec le bien des âmes et les intérêts religieux de la paroisse.
La sonnerie des cloches joue, dans la vie paroissiale, un rôle important. La cloche est un instrument précieux entre les mains sanctificatrices de l'Eglise. La loi canonique et la loi civile s’accordent ici pour reconnaître les droits certains du curé, D’après l'ancien droit français, «des cloches et leur sonnerie sont sous le contrôle du curé ou desservant, qui peut faire sonner les cloches pour les offices et cérémonies de l’église, les assemblées de paroisse ou de fabrique, et dans les cas d'incendie ou d’autres calamités qui exigent le concours du public *». Rien de plus juste.