LA LIBERTÉ EXTÉRIEURE DU CULTE
Ce n’est pas seulement au pied des tabernacles que Dieu veut être prié, et ce n’est pas uniquement sous les voûtes des églises que son nom doit être glorifié. Le poète voyait, non sans raison, dans la création entière les éléments d’un immense et mystique sacrifice offert chaque jour au Créateur.
L'univers est le temple, et la terre est l'autel ;
Les cieux en sont le dôme, et ces astres sans nombre, Ces feux demi-voilés, pâle ornement de l'ombre, Dans la voûte d'azur avec ordre semés,
Sont les sacrés flambeaux pour ce temple allumés?,
La nature offre donc aux manifestations extérieures du culte un cadre et un décor merveilleusement appropriés. L'Eglise désireuse d'élever l’homme vers Dieu par toutes les aspirations de son esprit et par toutes les impressions de ses sens, n’a pas négligé ce puissant moyen d'action.
Elle a de tout temps favorisé les prières publiques, les processions, les pèlerinages. Chateaubriand consacre aux fêtes du christianisme, fêtes intérieures, fêtes extérieures, « coordonnées, dit-il, d’une manière admirable aux scènes de la nature », les ressources