Cavagnis, ouv. et vol. cit., n
2. Voir Droit public de l'Eglise. Principes généraux, onzième leçon.
3. L'éloquent M. de Mun saluait ainsi dans une lettre (5 déc. 1899) l’organisation d'un pèlerinage d'hommes de toutes les nations à Paray-le-Monial : “Une telle manifestation sera, n'en doutons pas, sans parler des grâces individuelles répandues à profusion, un acte social d'une incalculable portée. Quelle magnifique réponse, en effet, à ceux qui s'en vont répétant que la foi se meurt et disparait, chassée par la raison émancipée des esprits et des cœurs! Quelle singulière revanche du siècle qui commence sur celui qui finit et dont l'incrédulité victorieuse entoure le berceau avec ue si confiante espérance!” (Cte de Mun, Discours et écrits divers, t. VII, p. 49).
que et aux rites qui l'expriment, les portes de ‘a liberté. Cette expansion libre des cultes et cette profession ouverte des croyances peuvent s’accomplir sans désordres. Et lorsque désordres il y a, rien n'empêche, s’il en est besoin, de recourir à la force publique. L'Etat se tient dans son rôle en veillant au respect des droits et au maintien de la paix ?.
Il ne lui est, d’ailleurs, permis ni d’ordonner ni d'exiger que, Pour faire publiquement acte de religion, les catholiques se tournent vers lui et qu’ils mendient humblement et révérencieusement son autorisation.
Ce qu’il peut et doit demand et que chaque corps religie
He
adversaires se rala liberté du comes extérieures et par les longs cor-
Cette remarque, en bonne partie, porte à faux. Beaucoup de Processions et de manifestations cultuelles ont lieu le dimanche, et
Le 1. Cavagnis, owv. et vol. cit. 0. 245.
me one,
ver momentanément le commerce par des manifestations profanes et par des fêtes toutes civiles. Pourquoi condamnerait-on, par crainte d’un effet semblable, les fêtes et les manifestations religieuses : ?
Aucune raison valable ne semble donc s'opposer, dans nos contrées civilisées, à la publicité du culte catholique ; et les motifs les plus péremptoires démontrent au contraire, combien cette profession extérieure et solennelle d’une foi qui est la seule vraie, la seule vraiment féconde et la seule vraiment sociale, honore le pays qui en est le théâtre, et grandit les multitudes qui s’y livrent.
1 Id, ibid, n. 244.