LES INHUMATIONS
C'est surtout, on le com nous voulons parler ici.
Ce rite funèbre
prend, des inhumations catholiques que
qui doit le régir.
Le respect dû aux défun peuples. C
S pyramides, les Grecs et les Romains
leurs urnes et leurs cippes funéraire, les Gaulois leurs dolmens :. Il n’y a pas jusqu'aux tribus indiehnes, errantes dans les forêts d'Amérique, qui n'aient à leur manière, et par des tertres grossiers, honoré les ossements de leurs morts ?.
L'on retrouve chez toutes les nations, à l’occasion des sépultures, des rites particuliers, les uns bizarres et fantasques, les autres caractéristiques et touchants*. Ces rites, d'ordinaire, ne sont pas sans quelque chose de sacré. Des prêtres y prennent part; on y chante des hymnes, on y récite des prières, on y célèbre des sacrifices * L'embaumement des corps apparaît en plus d’un pays. Il y a dans les pompes funèbres des peuples infidèles une forme imagée et symbolique, et cette liturgie mystique exprime, d'une façon voilée, et à travers le nuage de notions fausses et d’imaginations simplistes, l'idée commune d’un destin futur et d’une éternelle survie.
Le christianisme, en purifiant et en perfectionnant cette croyance, a fait de l’inhumation des corps un acte essentiellement religieux *. « Rehaussant la dignité humaine, il nous fait envisager le corps, non seulement comme la demeure d’un esprit immortel, mais comme le temple où l’Esprit-Saint lui-même réside par la grâce, temple sanctifié par la réception des sacrements, et surtout par la participation au corps et au sang adorable de l’'Homme-Dieu. La sainte Eucharistie dépose dans le plus intime de notre être, au plus profond de notre substance, le germe d’une nouvelle et plus glorieuse immortalité *. » L'homme meurt, mais pour revivre. Par la résurrection, le corps renoue ses liens avec
1. Hornstein, Les Sépultures devant l’histoire, l'archéologie, la liturgie, le droit ecclésiastique et la législation civile, ch. I-V (Paris, 1868) ; — cf. P. Allard, Hist. des persécutions (1ère moitié du Ille siècle), pp. 492-93, 3e éd.