Moulart, L'Eglise et l'Etat, pp. 512-513 (4e éd
vie indestructible. Dans l'attente
tous les fils d'Adam et où fraterniseront tous les élus de Dieu, les vivants restent invisiblement unis aux défunts par des regrets et des sympathies, par des prières et des espérances,
«Voilà pourquoi, conclut l’abbé Moulart :, les chrétiens considèrent les cendres de leurs frères comme des choses saintes, les derniers devoirs qu’ils leur rendent comme un acte du culte, et la terre qui les recouvre comme un li ajouterons-nous, les enterrements ment au sens catholique et sont c l’usage des infidèles eux-mêmes. U emblème religieux, et sur laquell rayon divin, n’est qu’une sinistre parade: elle ravale l’homme an niveau de la brute.
Dès l'aube de l’êre chrétienne, 1 &rand soin de s'assurer des cimetié
leur mort, portés et ensevelis ho “Ils choisirent, dit l'abbé Horn
etière et le temple, entre chrétiens, cette alliance ns l’Église catholique, ne martyrs et des saints les sont édifiés, et à l'ombre el, les croyants disparus