‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 118 sur 260 · LA CRÉMATION · texte numérisé non relu

LA CRÉMATION

Il est reconnu que le mode le plus en usage parmi les peuples anciens, de rendre aux morts les derniers devoirs, était, comme aujourd’hui, l'inhumation. Ce fut là spécialement, sauf en temps de guerre ou de peste, la pratique constante et exclusive des Juifs*.

L'histoire, cependant, fait mention d’un autre procédé funé-

raire dont on retrouve des traces en plusieurs pays: la crémation. La combustion des corps remonte à une époque reculée. Des Savants ont cru reconnaître jusque dans les ossuaires préchananéens de la poussière de cadavres incinérés ?. Les Grecs et les Romains, selon l’évolution des âges et selon la fluctuation de leurs idées philosophiques et religieuses *, pratiquèrent tour à tour l’inhumation et la crémation. Il en fut de même des Gaulois. Par contre, l’idée chrétienne des suprêmes et surnaturelles destinées de l’âme et du Corps humain ne s’adaptait guère qu’à un seul mode de sépulture. « A aucune époque de son histoire, écrit un auteur *, l'Eglise n’a adopté le rite de la crémation pour la sépulture des morts. Dès son origine, elle a consacré l’inhumation, usitée chez les Sémites, Par une pratique inviolable ; et les premiers

: Uf. Vacant-Mangenot, Dict, de théol. cath., t. TIT, col. 2310-2317 2. Ibid., col. 2310.

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