‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 119 sur 260 · Ibid., col · texte numérisé non relu

Ibid., col

fidèles recueillaient, au péril de leur vie, les restes de leurs martyrs pour les ensevelir pieusement.» Des faits admirables montrent quel respect pour les cu:9s des défunts et quelle horreur de la crémation le christianisme avait inspirés. « Sainte Fortunée, devant avoir la tête tranchée avec ses frères, donna vingt pièces d’or au bourreau, pour que son corps ne fût pas brülé, mais enseveli dans la terre :. »

L'inhumation devint donc, parmi les chrétisns, le seul mode d’ensevelissement consacré par la liturgie et par !’-"sage. N'y eutil pas pourtant, aux derniers jours du paganism?, <! ‘ans le chaos des luttes et des compétitions sociales, quel;1°: centatives contraires?Certains textes juridiques porteraien: à le croire. Dans les Capitulaires des rois francs se trouve un article décrétant « la peine de murt contre ceux qui, faisant revivre une vieille coutume païenne, pratiquent l’incinération des cadavres * ». Plus tard, nous voyons qu’en vertu d’une décrétale de Boniface VIII, « ceux qui font subir, par l’action du feu, aux corps des défunts un impie traitement plutôt que de les déposer intacts dans la sépulture de leur choix, sont frappés d'excommunication * ».

Il n’en fallait pas davantage pour bannir définitivement du sol chrétien l'opération crématoire.

Ce n’est que depuis la Révolution, et par l'influence des sectes maçonniques “, que le rite antique et désuet de la crémation a reconquis droit de cité. Une propagande s’est organisée; grand nombre de pays sont entrés dans cette voie, et ont reconnu légalement l’incinération libre. Il y a quelques années, une association instituée tout exprès pour répandre et mettre en vogue l’idée et l’œuvre crématoire, célébrait ses vingt-cinq années d’existence et passait en revue, avec une satisfaction visible, les résultats de

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