‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 146 sur 260 · Eph. VI, 5 et suiv; 1 Tim. VI · texte numérisé non relu

Eph. VI, 5 et suiv; 1 Tim. VI

3. Il concetto della schiavità secondo Aristotele e San Tommaso (L'Accademia Romana di S. ‘om. d'Aq., vol. III, p. 236).

Grégoire le Grand: « Puisque le Rédempteur et le Créateur du monde a voulu s’incarner dans l'humanité, afin de rompre par sa grâce la chaine de notre servitude et de nous rendre à notre liberté primitive, c'est chose bonne et louable que de remettre en leur état originel les hommes que la nature a faits libres, et que le droit des gens a courbés sous le joug de la servitude. En conséquence, vous, Montana et Thomas, serviteurs de la sainte Eglise romaine, que nous servons aussi avec l’aide de Dieu, nous vous faisons libres à partir de ce jour et citoyens romains, et nous vous abandonnons tout votre pécule :, »

Déjà plusieurs riches chrétiens, pénétrés de l'esprit du Sauveur, avaient affranchi tous leurs esclaves. « On ne rencontre pas une seule fois, écrit Paul Allard ?, dans toute l'antiquité païenne, l'exemple d’un homme ayant, de son vivant, affranchi gratuitement tous ses esclaves, c’est-à-dire s'étant volontairement, sans intérêt personnel et par un pur sentiment d'humanité, dépouillé d'une partie considérable, de la totalité peut-être de sa fortune. Ce fait absolument nouveau se rencontre au contraire fréquemment chez les chrétiens des premiers siècles.» Et l’auteur cite des exemples remarquables, témoignant tout à la fois de la générosité des fidèles et de l'irrésistible poussée de la Loi nouvelle et de l'esprit nouveau.

L'Eglise prenait les affranchis sous sa tutelle. En plusieurs conciles apparaît son zèle et éclate sa sollicitude touchant le sort de ceux qui, soit dans l'enceinte des églises, soit par lettre, testament ou prescription, avaient été libérés du fardeau de la servitude, mais dont la liberté pouvait facilement être mise en péril. De sages décrets confient cette liberté à la garde des évêques et des prêtres ?.

Quant aux esclaves non encore émancipés, l'autorité religieuse veillait maternellement sur eux. Elle protégeait leur vie menacée

1. Migne, P. L, L. VI, epist. 12; — cf, Balmès, ouv. et t. cit. PP. 403 et suiv. (notes).

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