‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 147 sur 260 · Balmès, ouv. et t. cit., pp. 383-386 (notes · texte numérisé non relu

Balmès, ouv. et t. cit., pp. 383-386 (notes

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par des maîtres inhumains, en leur ouvrant l'asile sacré des églises et en les couvrant de l'égide de son pouvoir :. Elle entourait leur mariage de toutes les garanties qui pussent assurer la sécurité de leur état et la libre jouissance de leurs droits *, Elle voulait qu'ils eussent part au repos dominical, et des sanctions sévères atteignaient et châtiaient les violateurs de cette règle 5 Pendant que d’une main l'Eglise s'efforçait ainsi d’adoucir le sort des esclaves, de l’autre, sentant l'heure meilleure, et devenue plus hardie, elle travaillait ouvertement à en diminuer le nombre. Dans un concile du septième siècle s’affirme et retentit le grand principe libérateur : « Un homme libre ne doit pas être condamné à l'esclavage 4 » D'autres CanOns conciliaires interdisent de vendre à des juifs des esclaves baptisés, et, dans le cas de transgression de cet ordre, les chrétiens dont on aura fait trafic sont déclarés libres, même sans rachat‘. Pour bien marquer que tous les hommes sont égaux par identité d’espèce et d’origine et par communauté d’intérêts surnaturels, l'Église ouvre aux esclaves, préalablement affranchis, les rangs de sa hiérarchie et Ja porte de ses cloitres ©, Elle se dévoue de bonne heure au rachat des captifs ; elle y consacre ses biens, ses terres, son or, jusqu’à ses vases sacrés *, Elle fonde des instituts dont les membres, quand il le faudra, n’uésiteront pas à se livrer eux-mêmes Comme rançon *. Elle combat les

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