‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 148 sur 260 · Id, ibid., pp. 386-392 (notes · texte numérisé non relu

Id, ibid., pp. 386-392 (notes

8. Ce zèle rédempteur inspirait à Chateaubriand les belles paroles sui-

-t-il seul

ainsi avec son bréviaire et son bâton? Ce conquérant marche à la délivrance de l'humanité, et les armées qui l’accompagnent sont invisibles. La bourse de la charité à Ja main, il court affronter la peste, le martyre et l'esclavage. Il

parents dénaturés, et leurs pratiques vénales et homicides; et, par sa charité pour les enfants nouveau-nés dont l'abandon chez les païens était si fréquent, eile s'emploie à tarir l’une des sources les plus barbares et aussi l’une des plus abondantes de l'esclavage antique ?.

Ce régime honteux et cruel allait, peu à peu, faiblissant et évoluant. Sous l'influence des doctrines chrétiennes, la législation civile elle-même était entrée dans le mouvement émancipateur. «Sans doute, écrit P. Allard ?, ni Constantin ni ses successeurs n'eurent le pouvoir ou même la pensée de st:pprimer brusquement l'esclavage; mais, souvent dociles aux inspirations de l'Eglise, ils promulguèrent des lois chaque jour plus favorables à la liberté. De Constantin à Justinien la législation est, dans son ensemble, toujours plus bienveillante pour les esclaves et plus hostile à l’esclavage. Il n’est donc point juste de dire que l'esclavage, quoique très adouci, fut en réalité consolidé par l’union de l’Église avec l'empire (De Pressensé), et moins encore que, sous l'empire chrétien, le sort de l’esclave fut rendu plus dur (G. Boissier). La lecture du Code justinien, du Code théodosien et des recueils de Novelles, laisse une impression toute contraire. » Chez les Lombards, des lois établissaient que si quelqu'un avait promis la liberté à un esclave « pour le bien de son âme », et était mort avant d’avoir accompli sa promesse, l’esclave serait libre, « parce que le Christ avait daigné se faire esclave pour racheter notre liberté*». Les

aborde le dey d'Alger, il lui parie au nom de ce Roi céleste dont il est l'ambassadeur. Le barbare s'étonne à la vue de cet européen qui ose seul, à travers les mers et les orages, venir lui redemander des captifs: dompté par une force inconnue, il accepte l'or qu'on lui présente; et l'héroïque libérateur, satisfait d’avoir rendu des malheureux à leur patrie, obscur et ignoré, reprend humblement à pied le chemin de son monastère. ” (Le Génie du Christianisme, IVe P. 1. III, ch. 6).

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