Histoire des Papes (trad. Furcy Renaud), t. V, p
De plus, « chaque Corporation avait pour Patron un saint, choisi Pour avoir appartenu, d’après la légende, ou d’après l’histoire, au même métier, ou Pour avoir eu une relation quelconque avec le métier. Ainsi, à Rome, les maréchaux ferrants et les orfèvres avaient pour patron saint Eloi, les bateliers saint Nicolas, les tanneurs saint Barthélemy, les laboureurs saint Isidore, les meuniers saint Paulin de Nole, les tonneliers saint Jacques, les cabaretiers saint Blaise, les aubergistes saint Julien, les maçons saint Grégoire le Grand, les tailleurs de pierre les Quatre Saints couronnés, les changeurs saint Mare, les merciers saint Sébastien, les drapiers saint Ambroise, les cordonniers saint Crépin, les barbiers et les médecins saint Côme et saint Damien, les apothicaires saint Laurent, les peintres saint Luc : »,
Enfin, «il se formait souven associations spéciales ayant et religieux de leurs membre piété ou de charité.
n leur filles, à couvrir les frais de leurs funérailles ? ».
Rien ne démontre mieux que ces associations si religieusement organisées, et si hautement Ppatronnées, en quelle estime l'Eglise tenait la classe et Ja profession ouvrière, et quelle large place était faite, dans la société médiévale, à l’ouvrier chrétien.
L’humble travailleur avait recouvré, avec l'honneur déchu de Sa personne, la dignité méconnue de son labeur. Il n'était plus un simple outil entre les mains de son maître. Il était redevenu ce qu’il doit être par son caractère même et par ses fonctions, un membre respecté de la grande famille humaine, un artisan libre et actif de ses destinées et de sa fortune, un facteur essentiel de la