‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 162 sur 260 · Id, ibid., pp · texte numérisé non relu

Id, ibid., pp

2 Id, ibid., p. 3.

Tr 238 —

richesse publique et de la grandeur nationale. Et ce résultat, il le devait aux leçons fortifiantes du christianisme : et à l’action dévouée de ses chefs et de ses ministres.

L'oublier, dans la crise actuelle des doctrines et dans la mêlée profonde des intérêts, serait la plus grande des fautes et la plus noire des ingratitudes.

1. “Tandis que la pratique du commerce, la richesse, la civilisation urbaine inspiraient naturellement aux Grecs le mépris du travail manuel, de l'artisan et du paysan, l'Evangile et l'Eglise en ont prêché et inculqué le respect, au nom de la fraternité humaine en Dieu et de la loi morale du travail. Les races du Nord et du Centre de l'Europe étaient d’ailleurs mieux prêtes que les races méditerranéennes, à entendre cet enseignement : l’amollissante douceur de vivre énerve souvent ces dernières par les caresses du soleil et les dons spontanés du sol; mais, au contraire, les climats froids et tempérés, les terrains pauvres, la productivité plus incertaine de l'Europe centrale ou septentrionale enseignent rigoureusement la nécessité et le prix du travail. Surélevées par le christianisme, ces influences du lieu et du métier ont déshabitué l'Européen moderne de regarder l'ouvrier comme moins homme, d’abord, et ensuite moins citoyen que le bourgeois ou le noble” (Vacant-Mangenot, Dict. de théol. cathol., au mot Démocratie, col. 273).

Page 1