‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 188 sur 260 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3 Encycl. Rerum novarum.

samment donné à la nécessité et au décorum, c'est un devoir de verser ie superflu dans le sein des pauvres !, »

Ne fait-on pes à notre époque trop peu de cas de l’aumône? «Les socialistes la condamnent et veulent la voir disparaitre comme injurieuse à la dignité humaine. Pourtant, si elle est faite selon le: préceptes de l'Evangile et d’une manière chrétienne ?, elle n'a rien qui puisse ou entretenir l’orgueil de ceux qui donnent ou faire rougir ceux qui reçoivent. Loin d’être déshonorante pour l’homme, elle favorise ies rapports sociaux, en resserrant les liens que crée l’échange des services. Il n’est pas d'homme si riche qui n'ait besoin d’un autre; il n’est pas d’homme si pauvre qui ne puisse en quelque chose être utile à autrui *. »

À côté des détenteurs de la richesse, il y a les intellectr: ont reçu de Dieu le don de la pensée et le talent d'en faire va es par la plume ou par la parole, l’immatérielle puissance. Crux-là se doivent sans doute d'abord à leurs familles et à leurs affaires ; mais, ce devoir rempli, quel bel apostolat social, aussi glorieux que fécond, ne peuvent-ils pas exercer ?

Les exemples, certes, ne manquent pas.

Citons entre autres, pour la France, Le Play et le comte de Mun.

On sait par quelle série d'observations méthodiques Frédéric Le Play entrevit et poursuivit la recherche des meilleurs moyens d’effectuer la réforme sociale dont il constatait, en plusieurs pays, le besoin grave et urgent. La conclusion que Le Play formule en tous ses ouvrages, c'est que cette réforme doit s’accomplir par le retour au Décalogue et à la pratique de la Coutume qui était jadis la loi des ateliers et le gage de la bonne entente entre ouvriers et patrons *,

1. Pour l'explication de cette doctrine, voir saint Thomas (Som. théol., II- ITae Q. XXXII, art. 5-6).

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